29 mars 2009
Départ
Les voyages forment la jeunesse,
J’espère qu’ils en retireront les bénéfices,
Les voyages forment la jeunesse,
Qu’ils ne le transforment pas en caprices !
Les voyages forment la jeunesse,
Que celui-ci leur apporte oxygène, joie et soif de savoir
Les voyages forment la jeunesse,
Que ce proverbe ils finissent par croire !
25 mars 2009
Marge à l'ombre
Elle a frappé à ma porte,
Une fois, deux fois, trois fois,
S’immisçant doucement de la sorte,
Maintenant, finalement, je la vois.
L’ai-je souhaitée, l’ai-je provoquée ?
Je ne le sais pas, tout juste je doute,
Jusqu’au jour où elle me sera confirmée,
Je serai encore moi, coute que coute.
Qu’elle me pèse, qu’elle me blesse,
Occupe mon esprit et le compresse.
J’ai beau espérer qu’elle ne soit que maladresse,
Plus que jamais désormais elle m’agresse.
Je dis, je pense qu’elle ne me touche pas,
Elle n’en est pas moins trop forte pour moi,
Cette ignorance, ce faux-pas, cette mise à l’écart,
Que je vis dans le noir, remisé au placard…
23 mars 2009
THB, dix ans !
Hier, c’est une petite merveille fléchoise qui célébrait les dix ans de sa restauration. L’occasion était en or pour la faire découvrir à ma merveille à moi, qui ignorait son existence.
Il faut dire que le « Petit Théâtre », ainsi affectueusement nommé par tous les Fléchois, est un lieu à part, quasi magique, et dont le mystère est à la hauteur de sa beauté. Précieux rarissime du patrimoine local, le Théâtre de la Halle-au-Blé est aujourd’hui le fruit d’un travail de restauration énorme, minutieux, coûteux mais qui fait la fierté de la ville.
C’est toujours avec un large sourire et cette même fierté que je mesure la chance que ma ville, celle qui renferme à tout jamais mes racines, a de regorger d’autant de si belles choses. La culture est certainement l’un des premiers fondements de la vie et de l’éducation, par bonheur je suis né ici.
Ce théâtre, c’est donc un petit cocon, une « bonbonnière » tel son surnom. Tout en trompe-l’œil, c’est un souvenir rare des théâtres à l’italienne puisque la France n’en compte aujourd’hui plus que sept ! Fermé définitivement dans la seconde moitié du XXè siècle, c’est dans des tons très républicains qu’il fût retrouvé dans les années ’90.
Deux ans de travaux monumentaux plus tard, le THB rouvrait ses portes en 1999, offrant toute la lumière de son lustre d’antan. Dix ans après, la magie perdure et reste intacte. Surtout, le théâtre vit puisque de nombreux spectacles s’y déroulent chaque année.
Pour le découvrir deux solutions donc : assister à l’un de ces spectacles ou bien patienter jusqu’aux prochaines journées du patrimoine !
17 mars 2009
∏r²
A 22 piges j’ai toujours cette étrange impression, celle qui me fait dire que le tout début est encore très, très proche, un peu comme si c’était hier. Cette même impression qui me rappelle aussi qu’il y a déjà quelques temps que je suis entré dans ce que l’on nomme le « monde des grands ». Pour tout dire je m’y sens plutôt comme un poisson dans l’eau, même s’il manque l’insouciance, l’innocence et la pureté de l’enfance. Alors à 22 piges je rêve encore d’un « monde des grands » qui soit habité par des bambins ; alors à 22 piges parfois je me plais à être un môme… Raisonnablement bien sûr, j’espère.
Avant de poursuivre je glisse ici un petit aparté musical (oui, encore !) qui date de quelques semaines déjà. J’ignorais l’existence de Daguerre mais l’erreur est réparée. Et si j’aurais aimé vous faire écouter « Des histoires » ou bien « Et dehors », c’est finalement « Une chanson pour Renaud » que j’ai décidé d’ajouter à la playlist. Je pense que cela évitera que je m’éternise à expliquer le pourquoi du comment j’ai accroché ! Cela se passe de commentaires non ?
Bon, reprenons… De temps en temps, comme c’est le cas depuis quelques jours, je fais le point. Parce que j’en ai l’envie, parce que le point s’impose tout seul aussi. Dans ces cas là, les erreurs je ne les raye pas, je les classe ; du passé je ne regrette rien, j’en garde simplement la nostalgie ; le présent je ne le liquide pas, je croque autant que possible dedans ; quant à l’avenir je ne l’imagine qu’un peu, tout au plus je le rêve, et surtout je le construis.
Dans ces moments là je prends aussi conscience de la valeur inestimable de mon cercle. Ce cercle c’est à la fois le théâtre des rires qui permet de respirer, c’est cette forteresse imprenable qui renferme une certaine intimité et énormément de confiance, c’est aussi et très simplement le moteur de ma vie. Ce cercle c’est Toi, c’est Lui, c’est Elle, ce sont Eux, c’est Nous. Ce cercle doré c’est ce savant mélange de liens du sang, de liens d’amour, de liens d’amitié. Il contient une somme d’histoires, toutes plus belles les unes que les autres et protège presque sans faille des plus noirs scénarios.
Indéniablement c’est ce cercle qui me donne cette force et cette envie de sourire le matin, qui m’offre encore quelques fois des instants précieux d’insouciance. Bien sûr, comme tout cercle il ne serait rien sans son centre. Un centre en pleine lumière, brillant de mille feux et éclaboussant tout son rayon de sa grâce. Tel un compas je me suis blotti dans ce centre merveilleux. Par chance et bonheur, la pointe est restée accrochée à la feuille, pour ne plus jamais s’en défaire.
Ce billet, c’est en quelque sorte un immense message de gratitude à destination de toutes les composantes de cette géométrie géniale. On tourne, on tourne, et la bulle est chaque jour une sphère un peu plus solide. Je vous remercie, de tout mon cœur, mon centre, mon rayon, mon diamètre, ma tangente, ∏, ma circonférence, ma médiatrice, ma corde, mon arc,et mes courbes.
10 mars 2009
VOLOvitch's
Petite découverte musicale du moment : Volo. En fait, plus exactement qu’une découverte il s’agit plutôt de sons discrets jusqu’à ce qu’on mette l’oreille dessus. Quand ma sœurette m’en touché deux mots, j’ai commencé par visiter leur site officiel. Deux frères pour un duo de chansons à texte. En premier lieu une tête qui me dit quelque chose, puis des sonorités loin de m’être inconnues et finalement une voix qui vient me confirmer que je l’ai bel et bien déjà entendue…
Voilà, j’ai mis la main dessus ! En découvrant que l’un des deux frères n’était autre que l’un des créateurs des… Wriggles ! Alors oui, forcément que je connais, par procuration.
Difficile d’établir un comparatif. Plus posé, moins déjanté et plus noir sans doute ; c’est en tous cas la première impression d’ensemble qui est ressortie après avoir écouté l’album Jours heureux. Tout compte fait il ne faut certainement pas de risquer à la comparaison, elle serait vaine. Ils paraissent proches mais les deux univers restent bien différents. Peut-être faut-il voir Volo comme une bulle, une espace de liberté, un échappatoire de la création ? Eux seuls le savent !
Je ne résiste pas, à l’heure de choisir le titre qui illustrera ce billet, à vous faire partager la finale, que vous pouvez retrouver dans la playlist de droite fraîchement créée ! Et les quelques paroles qui vont avec…
Ça plong’ dans la surface
Ça sort sur civière
En f’sant la gross’ grimace
Ça s’tire sur le maillot
Ça laiss’ traîner les crampons
Ça fait son gros faillot
Ça réclame un carton
Ça tombe comm’ des mouches
Ça conteste un coup-franc
Ça réclame la touche
Ça se rentre dedans
C’est musclé c’est viril
Ça cherch’ le penalty
C’est triché c’est débile
On a tous le ralenti.
07 mars 2009
A bas l'arbitre
Voici un livre que ma merveille m’a offert le mois dernier. Je me suis plongé dedans cette semaine pour finalement l’avaler rapidement ! Et je ne regrette pas une seconde d’y avoir consacré quelques heures…
Qu’on se le dise d’entrée, après avoir lu cet ouvrage, plus jamais je ne regarderai un arbitre de football de la même façon. Et on ne peut pas vraiment dire que ce soit à leur avantage. Je me souviens de Bruno Derrien comme d’un arbitre que j’ai connu très tôt via le petit écran. Il faisait partie du paysage du football de ma jeunesse, quand j’ai commencé à m’y intéresser pour ne plus pouvoir en décrocher aujourd’hui. C’était simplement un arbitre à mes yeux, mais son nom faisait partie de ceux qui revenaient très régulièrement.
Aujourd’hui, Bruno Derrien n’est plus arbitre. Il n’a jamais eu le droit à la fin de carrière jubilatoire qu'il aurait méritée. Parce qu’il était différent, parce qu’il voyait les choses par amour du jeu et du sport et non par cupidité. Parce qu’il ne se cachait pas à la première erreur, parce qu’il l’ouvrait en interne. Pour tout cela il fût jeté en pâture…
C’est ce qu’il a décidé de raconter dans ce livre. On y découvre le parcours d’un jeune arbitre qui rêvait aux plus grands stades et aux plus grandes ambiances. Les premiers chapitres me rappellent inévitablement les joies du niveau de district. Les suivants me font ne rien regretter d’un monde qu’il décrit comme je l’ai découvert moi aussi : ordre, rigueur, pas un mot plus haut que l’autre, rien ne doit dépasser. Et surtout, absence de la remise en question !
Ce billet s’adresse principalement à ceux qui partagent la même passion chaque samedi. Je vous conseille de vous consacrer à cette lecture. Si c’est le cas, vous serez certainement (désagréablement) surpris au sujet de ceux qui officient chaque week-end sur le rectangle vert. Je ne révèlerai rien ici, pas même de noms.
Aujourd’hui je me sens moins aveugle qu’hier. Demain mon mépris sera total pour bon nombre d’hommes en noir du haut niveau.
02 mars 2009
Le début d'un havre de paix ?
Qu’elle est belle ! Ou plutôt qu’elle fait du bien ! La première depuis trois mois tout rond, c’est dire ! Il y a quelques temps que ce blog n’avait pas vu naître un billet sur le MUC 72 mais le soulagement fût tel samedi dernier qu’il ne pouvait pas en être autrement en ce début de semaine.
J’imagine donc assez facilement que les non-avertis savaient peut-être à peine que les Sang & Or traversaient une bien mauvaise passe, changement d’entraîneur à la clé.
Pour le reste, nous en sommes à dix-huit mois maintenant de l’ouverture du MMArena et de nos adieux au bon vieux Bollée. D’ici là il faudra continuer à batailler pour conserve la chance inestimable qu’est celle de lutter parmi les vingt meilleures équipes de l’hexagone.
Voilà donc le pourquoi du comment du bonheur de ces trois points acquis ! Désormais il faut en récolter un minimum de douze encore. De cette victoire tant espérée face au Havre, je retiendrai une scène inouïe. Si l’on m’avait dit, il y a encore un mois, qu’un certain Daniel Jeandupeux viendrait nous saluer au bas du Virage Sud… Et que ce même Virage scanderait son nom - non sans un poil d’ironie bien sûr - jamais je n’aurai pu le croire !
En tous cas, voici la machine MUC relancée, espérons-le pour longtemps. Le « ouf » le plus significatif interviendra, lui, lorsque l’assurance du maintien sera définitivement obtenue.










