Un pion sur la planète

Ou extraits d'une vie singulière

01 septembre 2010

Sous le coup de l'émotion...

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« Je n'ai pas envie de mourir à 50 ans, mais si c'est incurable, qu'est-ce que j'y peux ? J'aime la vie, j'adore rigoler, voyager, lire, bien bouffer, comme un bon Français. Je n'ai pas peur de la mort, je n'en ai juste pas envie ! »

J'avais rêvé meilleur billet pour la reprise d'activité de ce blog. Et pour tout vous dire, j'aurais préféré que le stand-by continue encore un peu, plutôt que de devoir reprendre la plume. Seulement voilà, je ne pouvais pas rester sans rien écrire alors que l'émotion me touche encore...

Hier, Laurent Fignon s'est éteint, au terme de son dernier combat. Un combat inégal, le seul qu'il ne pouvait pas gagner, même pour huit secondes... Alors, loin de moi les clichés et les éloges sur le combat d'un homme contre le cancer, car bien des anonymes y sont confrontés chaque jour. Mais il faut bien dire que Laurent Fignon en a épaté plus d'un de par sa volonté à continuer à vivre et à nous faire partager sa passion. Avant tout, sa disparition est pour moi celle d'un homme que j'admirais énormément.

C'est sans doute par besoin de le dire que j'écris ce billet. Rarement le décès d'une personne célèbre m'a autant attristé. Ils sont peu à m'avoir fait passer le frisson dans le dos, me laissant au bord des larmes au moment de la terrible nouvelle. Laurent Fignon est pour moi de ceux-là, preuve qu'il a toujours animé chez moi admiration, respect et, je crois, profond attachement.

J'ai encore en mémoire ce mois de juillet au rythme du Tour de France, des commentaires éclairés et sans langue de bois, de l'ironie, de la franchise et de l'humour. Il est celui qui m'a redonné l'envie de suivre le cyclisme après les années sombres de ce sport (sont-elles vraiment derrière nous ?).

La seule leçon, s'il en existe une, que je puisse tirer de cela est toujours la même. En dépit de ce que certains peuvent croire, sur cette terre nous ne sommes rien, si ce n'est des âmes de passage... Alors je garde les souvenirs, notamment ceux d'un bouquin que je vous avais grandement conseillé ici. C'était il y a un an. Cela me semble si proche, cela me paraît si loin...

Posté par riton72 à 14:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    bravo

    Très émouvant. Très vrai.

    Depuis hier, j'ai pris conscience que j'avais arrêté de regarder le Tour quand Laurent a raccroché le vélo comme LeMond, que je n'arrive pas à séparer.

    Plus qu'Hinault, Laurent était le coureur français de ma génération.

    Et que la Une de L'Équipe du jour est pour moi la photo symbole du dernier "vrai-vélo", celui du début de la fin mais surtout celui d'un sport encore épique, avec un Laurent majestueux avec son bando, ses lunettes et son casque d'or, unique.

    Je ne regarde plus le Tour aussi depuis que mon père est parti lui aussi à presque 50 ans des suites d'un cancer en 1993. Lui qui m'a tout appris du cyclisme, du rugby et de la F1.

    J'ai résisté à la mort de Senna grâce à Villeneuve. Le vélo, personne n'aura réussi à me remettre en selle.

    ab

    Posté par abf1, 01 septembre 2010 à 14:51

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