19 octobre 2009
Du mythe errant à la critique
Le soufflet me paraît retombé, je peux prendre le temps d’écrire ces quelques lignes que j’ai en tête depuis une dizaine de jours. Aujourd’hui les médias sont tournés vers les soupçons de népotisme qui pèsent sur notre Président, ou encore sur les palabres du procès Clearstream. Quant à la grippe A, j’ai presque l’impression qu’elle n’a jamais existé !
Ainsi donc la polémique que je souhaite aborder est née d’une première affaire, l’arrestation du cinéaste Roman Polanski. Je n’en connais pas suffisamment les rouages mais il me semble sur le fond qu’il doit des comptes à la justice américaine. Sur la forme c’est une autre histoire… Une autre histoire qui peut justifier le soutien public qu’a pu lui apporter notre Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Bien que là aussi la forme était discutable.
De ce simple fait, certains politiques haineux - d'un parti au paquebot délabré - ont trouvé bon de faire naître la polémique. Tout est bon pour attaquer un membre du gouvernement, y compris des attaques basses, malhonnêtes et sous-couvert de citations tronquées et donc bien mal interprétées. Cette manipulation d’un F.N. essoufflé et ne sachant plus que faire pour exister médiatiquement n’a rien d’une surprise. Le refus de la différence, de ce qui n’est pas la norme, est le crédo de ces extrémistes qui gangrènent notre société.
Ce qui est plus surprenant en revanche, ou même écœurant à mes yeux, c’est la manière dont d’autres politiques, issus de courants pour lesquels j’ai pourtant de l’estime, se sont engouffrés dans cette brèche ignoble. Pour attaquer, taper sur le gouvernement qui nous dirige, il y a toujours du monde. Pour les grandes propositions pour notre pays en revanche, on attend toujours, on attend encore… Oh attention, détrompez-vous ! Je suis très loin de porter dans mon cœur ceux que les Français ont portés au pouvoir il y a deux ans maintenant. Globalement d’ailleurs la politique qu’ils mènent m’inspire davantage le dégout…
Il faut bien saisir la nuance. Ce billet n’est que la défense d’un homme et mon avis sur les critiques dont il fait l’objet. Cet avis vaut ce qu’il vaut et bien sûr tout est contestable. A mes yeux, Frédéric Mitterrand a été victime d’une cabale, d’une chasse à l’homme. Il faut du reste se souvenir que le livre qu’il a écrit en 2005 (!) et qui se trouve mis en cause avait à l’époque été accueilli par des éloges nombreuses…
Aujourd’hui, je suis convaincu que M. Mitterrand est à sa place, à un poste où son expérience et ses compétences reconnues sont un atout maitre. Ce ministère, vous devez vous en douter, fait partie de ceux auxquels j’attache de l’importance. Et bien je ne suis pas sans penser que Frédéric Mitterrand est le plus légitime Ministre de la Culture depuis un certain Jack Lang !
26 septembre 2009
Crashgate
Voici mon sport chéri une nouvelle fois baigné dans une sombre histoire de tricherie. Grave et avérée, « l’affaire Renault » a beaucoup fait parler ces dix derniers jours. En effet, qui n’est pas au courant ? La limite a été franchie et par la faute de quelques hommes la Formule Un voit donc son image de nouveau écornée.
Comment croire cela possible ? Tout était digne d’un scénario de fiction. Lorsque l’affaire est sortie il y a un mois, jamais je ne l’aurais crue véritable… Même dans les fabuleux albums de Michel Vaillant je n’ai pas souvenir d’avoir lu quelque chose d’aussi fou. Ainsi Nelson Piquet Jr, pilote au talent très contesté, s’est envoyé dans le mur, tout seul comme un grand, parce que ses patrons le lui avaient demandé ! Dans l’unique but de favoriser la victoire de son équipier. Difficile à comprendre, notamment par les amateurs, mais il s’agit bel et bien d’une triste réalité. Le pilote ainsi que les deux pontes de son écurie ont donc, avec pour seuls prétextes argent, gloire et business, joué avec des vies. En mettant en danger pilotes, commissaires et spectateurs, l’irréparable a été commis. Ils se pensaient intouchables, mal leur en a pris…
Les sanctions décidées à leur encontre cette semaine resteront finalement bien anecdotiques. On peut s’étonner de certaines, en trouver d’autres injuste ou encore comparer à d’autres affaires. Peu importe finalement. La première victime reste la Formule Un, l’essence même du sport automobile au plus haut niveau, celle que l’on appelle la catégorie reine. Au cours d’une saison déjà bien tumultueuse, comment trouver la crédibilité ?
J’en veux terriblement à ces gens qui salissent sans remords ma passion de toujours. Pourtant, sans doute parce qu’être passionné contient une part de rêve et de naïveté, je continuerai à croire en ce sport extraordinaire. Dimanche j’aurais toujours en moi la même tension, la même attente, le même plaisir à suivre un Grand-prix. Car tôt ou tard, l’Homme finit toujours par triompher de ses vices.
Voici déjà octobre qui se profile et avec lui la fin d’un énième championnat. Il n’aura pas la même saveur que certains millésimes ont pu avoir pour moi - 1996, 1997, 1999, 2007 ou 2008 pour ne citer que ceux-là. Mais j’aurais vibré comme toujours. Je vois 2010 comme une année positive, je l’espère au moins. Les décisions prises au sujet de l’avenir de la Formule Un me rendent pour le moment optimiste et semblent aller enfin dans le bon sens, même si bien sûr tout n’est pas parfait. Quant à Renault, puisse ce grand fleuron français retrouver rapidement une image crédible, positive, ainsi qu’une identité.
Maintenant à vous, pilotes, ingénieurs et acteurs du Formula One Circus, de nous faire vivre des moments géniaux. Moteurs !
16 septembre 2009
L'autre pandémie
Liberté, Egalité, Fraternité. Ah, qu’elle est belle la devise bafouée de la France ! C’est drôle comme parfois des petits évènements se télescopent et se croisent. En fin de semaine dernière je me suis mis en quête d’une Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen. Parce que je me suis dit que je serai heureux qu’elle soit affichée quelque part chez moi. Et voilà que le même jour une vidéo crée le « buzz » sur la toile…
Vous savez, cette vidéo de notre Ministre de l’Intérieur, que je ne prendrais certainement pas le temps de nommer. Tout le monde l’aura reconnu. A moins que, comme les écervelés d’un programme dégueulasse de la première chaîne, vous ne connaissiez pas les membres éminents du gouvernement qui nous dirige !
Bref, et sans mauvais jeu de mots, revenons-en à nos moutons. Ce ministre en question, en plein exercice de sa fonction d’homme politique, s’est permis un écart de langage que l’on qualifiera sans hésiter de raciste. Il n’y a bien que ceux qui le défendent aveuglément qui n’y ont vu là qu’une simple maladresse. Sans blague ! Au mieux, la maladresse est donc incompatible avec la fonction ministérielle. Au pire, cet homme est tout simplement raciste.
Malheureusement et quoi qu’en disent certains, c’est bien le pire auquel nous avons assisté. Le pire, soutenu par les personnes qui dirigent notre pays, soutenu par les personnes que les Français ont élues. Des Français aussi bien blanc que colorés ; des Français issus de diverses confessions religieuses aussi.
La France, bien que l’an 2009 soit considéré comme un temps moderne, est toujours gangrenée par le mal. Il paraît que le racisme s’étiole, ce n’est pas du tout l’impression générale que je peux avoir dans notre société. C’est un mal, un virus infernal qui pourrit mais ne s’éradique pas. Le racisme est partout, ainsi donc il est bel et bien présent dans les plus hautes sphères de l’Etat. Peu importe la polémique qui a pu suivre cette affaire, elle sera je le crains vite oubliée, étouffée. Parce que si beaucoup s’en émeuvent aujourd’hui, il faut dire ce qui est, la majorité s’en fout !
A l’heure où des décisions en pagaille et une couverture médiatique démesurée viennent nous planter le panneau « Danger, grippe A » sous les yeux, je me demande si un jour il en sera de même pour nous protéger de la maladie qu’est le racisme. A coup sûr cela n’arrivera pas de sitôt. Les retombées économiques d’une pandémie sont tellement plus intéressantes. Acheter, acheter, acheter… Pour se protéger. Tandis que se défaire du racisme pourrait ne pas couter un centime ; seulement l’éducation des consciences. La comparaison est hâtive, l’amalgame trop simple, j’en conviens. Mais pourtant…
EDIT : Ca continue ce soir. Je vous renvoie aux propos de Jean-Claude Dassier, Président de l'Olympique de Marseille...
08 juillet 2009
J'aurais pu vous parler...
Depuis dix jours, j’aurais pu vous parler de la mort du « Roi de la pop », de ses frasques, des (re)découvertes musicales que j’ai faites avec tout ce tapage, de toute la médiatisation l’entourant qui me donne envie de vomir, d’une cérémonie affligeante de démesure. Je ne l’ai pas fait.
J'aurais pu vous parler d'une arrivée réussie, d'une adaptation parfaite, des jeux de balles et autres acrobaties et des câlins d'un petit quadrupède. Je ne l'ai pas fait.
J’aurais pu vous parler du nouveau départ du Tour de France, des éternels doutes sur le dopage, du sport sans doute bafoué sans qu’on ne le sache. Vous dire que même si chaque année je prends la même résolution finalement je ne la tiens pas et je suis comme un naïf la grande boucle, avec son lot d’aventures et peut-être les derniers commentaires d’un Fignon génial derrière le micro. Je ne l’ai pas fait.
J’aurais pu vous parler d’une soirée entre Amis qui était une première, une première réussie. Un petit repas où nous étions conviés et qui fût très agréable, des discussions toujours passionnantes, des sourires qui font toujours plaisir. Je ne l’ai pas fait.
J’aurais pu vous parler de l’exploit du plus grand tennisman de tous les temps. Des 4h15 passées devant mon écran, à espérer, à gigoter, à stresser… Une dernière manche surréaliste, à la mesure de la légende qui s’écrivait sous mes yeux. De cette très, très grande finale de Wimbledon qui a consacré un talent hors norme. Je ne l’ai pas fait.
J’aurais pu vous parler des horribles délires de ceux qui dirigent le sport que j’aime tant, des propos odieux qui ont été tenus, des conflits, des luttes de pouvoir et d’argent qui salissent la passion. Je ne l’ai pas fait.
J’aurais pu vous parler de ces vices cités précédemment qui me rappellent un groupe auquel je n’appartiens plus. Je ne l’ai pas fait.
J’aurais pu vous parler de la folle rumeur qui enfle, cet improbable retour de l’idole qu’il est toujours à mes yeux. Du peu d’espoir que j’avais et qui se transforme de jour en jour en un vœu au fond de moi, le revoir dans un baquet parmi les rois de la vitesse ! Je ne l’ai pas fait.
J’aurais pu parler d’une journée entre potos à coup de manettes et de menus best of. Je ne l’ai pas fait.
J’aurais pu vous parler de tout cela et de tant de choses encore. Finalement je l’ai fait quand même. Dans deux semaines je vous conterai la beauté des montagnes, la richesse de dame nature, l’essence même de la simplicité et de la douceur…
03 juillet 2008
2 321 mais pas un de plus...
Liberté...
...C'est la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui.
Au lendemain d'une libération médiatique et devenue quasiment inespérée, je n'aurais pas de grand discours à faire. Télévision, journaux et internet sauront renseigner chacun d'entre nous sur l'issue heureuse d'un calvaire de plus de six ans pour une femme.
Je me souviens simplement avoir écrit ici, le jour de ses cinq ans de captivité, un court billet pour ne pas oublier. Il était surtout question d'un symbole et de ne pas oublier tous les autres anonymes qui vivaient la même tragédie. Le chiffre actuel dépasserait les 500 pour les seuls otages des FARCS en Colombie.
Imaginez alors tous ceux qui sont otages aux quatre coins du monde... Cela fait froid dans le dos.
Oui, Ingrid Bétancourt est libre. Oui, chacun peut s'en réjouir, et qui n'a pas été heureux hier soir en découvrant la nouvelle ?
Durant six ans cette femme aura été le symbole d'une lutte et d'un combat pour libérer les otages, le symbole d'un ralliement à une cause. Hier ce n'était pas la fin, bien au contraire. Qu'Ingrid devienne désormais le symbole de la liberté de tous ceux qui vivent encore pieds et poings liés.
Dernière chose... Des mots inévitables ont été abordés hier, parce qu'il y a toujours un contre-courant : récupération politique, sur-médiatisation, etc. Peut-être, et alors ? L'essentiel était là, et la preuve de l'espoir qui va avec également.











