27 octobre 2009
I'm a poor lonesome cowboy...
Les films tristes c’est beau, les films qui vous travaillent les méninges c’est grand, les très bons films c’est… grandiose ! Mais voilà parfois il faut savoir oxygéner son cerveau et aller dans une salle obscure pour la détente. C’est ce qui nous a amenés à aller voir Lucky Luke la semaine dernière au cinéma.
Ah le cowboy solitaire, c’est beaucoup de mon enfance ! Les longues traversées du désert à cheval à bascule, un sac poubelle roulé en guise de sac de couchage, le chapeau de cow-boy et le colt en plastique. Tout cela c’était la faute de Lucky Luke, le besoin de s’identifier à un héros. Je n’ai pas oubliées les longues heures de lecture, plongé dans les bandes dessinées formidables de Morris et Goscinny.
Alors en retrouvant le héros au bandana rouge - tiens ça m’en rappelle un autre ! - j'ai forcément un petit peu repensé à tout cela. Mais j’avais oublié aussi une belle partie du comique des aventures de celui qui tire plus vite que son ombre ! Incarné à merveille par Jean Dujardin, Lucky Luke a donc vécu un peu plus d'une heure trente sous mes yeux quelque peu rajeunis…
Un respect du personnage quasi parfait, un authentique Jolly Jumper, et tous les héros du far-west réunis. Ajoutons à cela quelques références plutôt savoureuses et ce fût un agréable moment de cinéma. Je pense toutefois qu’il faut bien connaître les albums pour apprécier le film totalement. Je terminerai avec une mention spéciale aux décors tout simplement magnifiques et à l’allusion à l’enfance de Lucky Luke. Bref, grands ou petits rigoleront avec plaisir !
08 octobre 2009
L'armée du crime
Petite pause cinéma, encore ! Dire que ma liste des films à voir n’est pas encore écumée… Bref, le week-end dernier nous sommes allés fréquenter la salle obscure de notre bonne vieille ville. Petit aparté à ce sujet, vivement le tout nouveau cinéma fléchois ! Avant 2014 si tout se passe bien.
A l’affiche il est vrai que Le petit Nicolas était plutôt tentant. Mais j’avais coché avant sa sortie le film de Robert Guédiguian, L’armée du crime. Féru d’Histoire et plus particulièrement des deux guerres, je ne pouvais pas y couper.
Mis à part tout ce que l’on peut connaître du second conflit mondial, l’intérêt était d’y voir traité l’une de ces histoires qui ont marqué des vies, des existences, des idéaux, des combats. Plus connue sous le nom d’affaire de l’Affiche rouge, il s’agit là de la lutte d’étrangers issus de tous horizons, à Paris, pour faire face à la barbarie Nazie.
Si ce n’est Virginie Ledoyen, pas de casting de rêve pour ce film lourd, pesant mais passionnant. Nous connaissons tous le courage et la bravoure des Résistants, nous savons ce à quoi ils ont dû faire face, ce qu’ils ont pu endurer, de la torture immonde à la mort. Mais on découvre dans le film encore certaines méthodes, certaines ruses, certains procédés. Par-dessus tout, de ce sujet sensible et traité avec brio par le réalisateur, il y a un fil conducteur intéressant à plus d’un titre : Comment un homme, pacifiste dans l’âme, convaincu au plus profond de lui-même de l’inutilité de la violence, de la terreur humaine, peut-il s’engager dans la Résistance ? Comme un homme fondamentalement persuadé que le bien peut triompher du mal pacifiquement, peut-il en venir lui aussi à tuer ? C’est tout le cheminement illustré par le scénario malheureusement tiré de la réalité.
Les long-métrages traitant de cette période noire qu’est 1939-45 sont très, très nombreux. Le fait qu’aujourd’hui encore ce thème passionne les réalisateurs est je trouve révélateur. C’est surtout un bénéfice culturel énorme pour nous et pour ceux qui viendront après nous. Car le devoir de mémoire n’est pas un simple principe idéaliste, c’est une nécessité. Puisqu’il est impossible de voir tous ces films, s’il en est un que je peux donc vous conseiller parmi cette pléiade, c’est au moins celui-ci.
23 septembre 2009
Die Welle*
Puisqu’il est parfois impossible de voir le film que l’on souhaite au cinéma, il faut savoir se résoudre à faire séance ciné dans son propre salon. Le film choisi était en effet trop peu diffusé dans les salles obscures alentours, voire pas du tout pour la plupart. La Vague n’étant pas une de ces superproductions qui font recette, l’explication est toute trouvée. Dommage pour un film aussi instructif que bien des gens devraient voir…
Allez, soyons fous, faisons comme chez Ruquier ! Le pitch du film : l’histoire se déroule de nos jours, en Allemagne, où un professeur doit donner un cours sur l’autocratie. Plutôt que les grands mots et les grandes théories, il va mener une expérience grandeur nature. La semaine passant va vit transformer sa classe en une dictature impitoyable…
L'une de ces scènes ne vous rappelle rien ?
Au sortir d’un tel film, les similitudes avec des faits réels sont inévitablement présentes, troublantes parfois. Avec l’Histoire et le passé que nous connaissons tous, mais aussi avec notre propre histoire et des faits plus proches de nous.
La Vague est un groupe, elle possède son identité, son emblème, sa devise et une ligne directrice. La Vague dicte les faits et gestes d’une communauté, instaure des codes de vie. Par-dessus tout, elle exècre tout ce qui est susceptible d’aller à son encontre, de contredire ses idées. Peu importe si cela interfère ou non dans les liens amoureux ou amicaux. Bien entendu, La Vague est incarnée par un visage, un seul. Celui d’un leader respecté et face à qui personne ne se dresse. Un Dieu vivant en quelque sorte.
A présent, libre à chacun de substituer ou non le mot « Vague » par un autre de son histoire personnelle. Il peut arriver que rien ne se produise, il peut arriver aussi d’être particulièrement troublé. C’est mon cas. Mais avant toute chose, n’oublions pas la vocation première de ce film dont la scène de la déferlante autocollante en ville m’a profondément alerté : les dangers du passé doivent rester les boucliers du futur. Car oublier reviendrait à commettre, tôt ou tard, les mêmes erreurs…
* La Vague
05 juin 2009
La nuit au musée II
Est-ce cette habitude de ne jamais faire comme tout le monde ? Bon d’accord, le soleil magnifique qui brille ces derniers jours ne s’y prêtait pas forcément ! Ou est-ce tout simplement un hasard parmi tant d’autres ?
La semaine dernière en tout cas, projection privée au Kid de La Flèche. C’est donc confortablement installés au centre de la salle, entourés de … sièges vides, que nous avons regardé le second volet de « La nuit au musée » avec Ben Stiller.
Soyons clair d’entrée de jeu : les suites au cinéma sont très rarement des réussites. L’adage s’est confirmé sans trop de surprise. Ce n’est pas non plus le type de film dont je raffole mais ayant été plutôt amusée par le premier, pourquoi pas ?
Ainsi ce n’est clairement pas un chef-d’œuvre ; je le savais déjà. Ce n’est pas non plus le plus haletant des scénar’ ; je le savais aussi. Je crois en fait que pour apprécier un film comme celui-ci il faut surtout y aller avec une bonne dose d’insouciance. Au final, une heure et demie agréable avec comme principaux bons points la variété des personnages et la présence d’Alain Chabat. Pour résumer ? Ne vous y rendez pas forcément, en revanche en DVD un soir en famille il peut s’avérer être un bon choix.
22 novembre 2008
L'ennemi public numéro un
A n'en pas douter, les deux volets consacrés à Jacques Mesrine et actuellement en salle constituent les meilleurs films que je suis allé voir depuis bien bien longtemps (Paris exclu) !
En aucun cas il n'est question pour moi d'évoquer d'une quelconque façon celui qui fût le pire des gangsters. Ces deux films ne sont d'ailleurs ni un hommage, ni un tableau surfait sur sa vie, mais simplement la narration condensée d'une existence tumultueuse et difficilement imaginable, avec transparence et objectivité.
Il y a fort à parier que beaucoup d'entre vous n'iront pas au cinéma pour voir ce diptyque sur Mesrine. C'est un tort ! Je ne peux que vous encourager à vous plonger quarante années en arrière et découvrir un scénario incroyable... Oui mais voilà, ce scénario n'est autre qu'une somme de faits réels !
L'interprétation de Vincent Cassel est bluffante, la fidélité aux faits historiques également. Un casting de choix avec les Depardieu, Cécile de France, Mathieu Amalric, Ludivine Sagnier, Gérard Lanvin, Samuel Le Bihan et autre Olivier Gourmet, rien que ça !
Certes, la violence est omniprésente dans chacun des deux films et certaines scènes sont très dures. C'était sans doute primordial pour dépeindre un caractère aussi particulier et complexe. Ni héroïque, ni fascinant, découvrez par vous même qui fût l'ennemi public numéro un...
20 août 2008
Le chevalier noir
Pas le style de film auquel on peut s'attendre sur ce blog me direz-vous ! Certes, mais il faut savoir faire exception, et je ne le regrette pas. Après avoir découvert le premier épisode de la trilogie sur petit écran il y a peu, difficile d'éviter le second volet.
Avant tout, il s'agissait d'un petit retour en enfance, histoire de voir comment se comportait aujourd'hui le héros de ma jeunesse. J'ai très vite constaté que les souvenirs me sont très vite revenus quant aux différents personnages et les relations qui les unissent.
Indéniablement du très grand Christopher Nolan, avec des acteurs très bons. Le rôle du joker est tout simplement interprété à merveille et tous les traits de caractère de ce psychopathe ressortent durant le film. Évidemment pour apprécier je pense qu'il reste nécessaire d'être bercé et imprégné de l'histoire de Batman. Et puis il ne faut pas avoir peur de faire faces à plusieurs scènes d'action rondement menées !
Difficile de dire quoi que ce soit d'autre, ce serait vous gâcher le suspense si jamais vous vous décidez ! Ah oui dernier conseil, éviter les CGR pour le moment, ça vous gacherai le plaisir...
29 mai 2008
Deux jours à tuer
Un film... déroutant. Tout simplement l'un de ces scénari comme je les aime, qui vous travaille l'esprit des heures durant après être sorti de la salle. Preuve en est, trois jours après l'avoir visionné me voici à rédiger un petit billet à ce sujet.
Evoquer précisément ce film inspiré d'un roman n'est pas forcément simple, surtout si je compte sur ces quelques lignes pour vous donner l'envie d'aller le voir. Seulement les questions que j'ai pu me poser au moment du générique final - magnifiquement choisi avec les mots de Serge Reggiani - sont nombreuses.
Celle qui m'interroge le plus concerne la personnalité du personnage central de l'histoire. Qui est-il vraiment ? Que peut-il bien se passer dans sa tête pour agir et réagir ainsi ? Antoine, publicitaire rangé et bon père de famille, va pourtant décider de changer. De tout changer, de tout fouttre en l'air... Comment ? Pourquoi ?
Vous laisserez-vous tenter pour ce film certes pas à succès mais qui ne vous décevra pas ? Vous y verrez en prime un Dupontel brillant.










