Un pion sur la planète

Ou extraits d'une vie singulière

01 mai 2009

Le feu sacré

«Idéalement nous sommes ce que nous pensons. Dans la réalité, nous sommes ce que nous accomplissons.»

[ Ayrton Senna ]

senna

Un court billet, parce qu’aujourd’hui 1er Mai, en me levant, j’ai pensé à un évènement. Parce que chaque premier Mai je pense à cet évènement. Parce qu’aujourd’hui, il y a quinze ans tout juste, le plus grand de tous est parti tragiquement.

Quelques mots car ces images restent à jamais gravées dans ma mémoire. A huit ans devant le petit écran de la chambre de ma grande sœur, l’un des grands drames qui ont fait la F1 se tramait. Senna, le grand Ayrton, l’idole des foules, percutait le mur pour devenir quelques heures plus tard la plus incroyable légende du sport automobile. Aujourd’hui, tout est intact. Son aura, son talent, les souvenirs… Rares sont ceux qui ont été marqués par Senna.

Il n’était pas un ange, loin de là. C'était un gagneur, prêt à tout pour vaincre, mais il avait le talent pour se le permettre. Je crois que c’est d’ailleurs Berger qui le résume le mieux :

«Je crois que tous les pilotes sont compétitifs et extrêmement égoïstes. J'avais la réputation d'être le plus égoïste, mais en F1, il y avait pire que moi. Ayrton était par exemple dans la division supérieure à ce niveau, mais je pense que ça fait partie de ce sport».

Il n’était pas un ange mais son coup de volant était sans égal. Cette mort tragique, inévitablement, a contribué à la naissance du mythe. Peu importe, Senna c’était Senna. Petit, la F1 pour moi c’était Senna, c’était Prost-Senna, c’était Senna encore et toujours. Alors je ne peux pas oublier ce lundi matin où avant de partir à l’école je lisais et relisais le journal, les photos. Un souvenir de gosse, l’un des premiers de ma passion…

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30 avril 2009

L'ombre résiste

♫ Va donc pas pleurer
Y s'baladait peinard
Il avait pas d'collier
Il était libre d'aller
Et d'rev'nir pour bouffer
Il était même pas prisonnier
De ton amour insensé

achille

Je le redoutais, il s’en est allé. Apaisé, certainement beau et majestueux comme au premier jour, parti rejoindre la terre de ses dernières années. La fin d’une existence de chat, la fin de treize années de Roi. Parce qu’on l’avait voulu, parce qu’il était notre chat, le chat de la famille.

Parce qu’Achille restera comme le chat qui nous a accompagné, chacun de nous cinq, à un moment ou un autre de notre vie ; Parce qu’Achille avait l’ingratitude de tout félin mais une irrésistible affection ; Parce qu’Achille restera cette masse au pelage noir brillant de mon enfance ; Impossible de ne pas évoquer une dernière fois sa présence qui manquera dans les murs…

Nous n’oublierons pas les premiers mois passés à inventer les bêtises. Sauter dans la jardinière, toujours la même, tous les jours, toujours pareil ; Jouer aux billes, toujours les mêmes, tous les jours, toujours pareil. Impossible également d’oublier les multiples cachettes, les acrobaties les plus imaginatives - avec parfois quelques ratés mémorables ! - et les glissades sur le sol fraîchement humide. Achille, brave peluche qui trouvait son compte auprès de chacun.

Son ombre nous restera pour toujours associée, quelque part où il est passé. A l’abri de l’ardoise brûlante de soleil où il menait paisiblement son destin de chat, sous l’arbre qui était devenu cette formidable passerelle pour la liberté, il dort. Comme pour nous rappeler que cette petite vie c’était un long fleuve tranquille. Salut, mon Chichounet !

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23 janvier 2009

pinault

« Face à cette injustice, nous pouvons seulement honorer sa mémoire en portant haut les couleurs de la formation du Muc 72 et du club en général. Continuer à vivre notre passion comme l’a fait toute sa vie Clément. »

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09 octobre 2008

Brel

Aujourd’hui chacun d’entre vous aura vu fleurir des articles sur la toile ou dans les journaux, entendu quelques mots à la radio, ou encore aperçu des images à la télévision. Aujourd’hui, 9 octobre 2008, nous sommes à la date du trentième anniversaire de la mort de Jacques Brel.

brel

Je ne m’attarderai pas dans de longues phrases d’hommage ou dans des éloges qui seraient hypocrites. Hypocrites car je ne connais pas suffisamment l’homme, peut-être vaguement son histoire, du moins celle que l’on veut bien nous conter. Non, de Jacques Brel je ne connais que les chansons, les rictus et la sueur sur le visage. Mais voilà qui est suffisant pour que je ne passe pas sous silence ces quelques lignes.

J’ai connu Brel bien avant d’écouter du Goldman, J’ai connu Brel bien avant d’écouter du Louise Attaque, j’ai connu Brel bien avant de savoir qui était Claude François, et peut-être même Henri Dès ! Jacques Brel, voici un nom qui m’est commun depuis ma plus tendre enfance. Depuis les cassettes face A/face B de l’autoradio de la R9 et de la R21, calé entre deux frangines sur la longue route des Alpes.

Alors parce que Brel est aussi le favori d’un Papa parfois très nostalgique, mes oreilles n’y ont pas échappé. Entretemps j’ai compris les textes et les paroles, aimé certaines chansons et d’autres non. Aujourd’hui quelques fois j’en sifflote les airs…

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12 mai 2008

Maître Pedro

Ce n'est pas le premier billet ici au sujet de l'aigle des Açores, mais c'est probablement et malheureusement le dernier.

Pauleta a fait samedi soir ses adieux au Parc des Princes. Des adieux touchants et émouvants, des larmes, et une fusion qui démontrent déjà le grand vide que ce buteur d'exception va laisser dans la capitale. Symbole d'un club qu'il a longtemps tenu à bouts de bras, Pauleta va s'en aller prendre une retraite bien méritée. Sans conteste, c'est une page importante qui se tourne, à la fois pour le club Parisien et pour la Ligue 1 dans son ensemble.

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Si Pauleta est avant tout un buteur de grande classe, un joueur que l'on regarde jouer avec plaisir, il n'en faut pas moins rappeler quelques chiffres pour mesurer les qualités exceptionnelles d'un tel joueur :

- Meilleur buteur de l'histoire du Portugal avec 47 buts en 88 sélections.
- Meilleur buteur de l'histoire du PSG avec 109 buts.

- 141 buts marqués en Ligue 1.

- 19 buts marqués en Coupe d'Europe.

Autant de fois donc où les filets ont tremblé et les supporters et spectateurs vibré ! Restent deux matchs et deux semaines de bonheur, puis l'aigle prendre définitivement son envol. Deux matchs qui n'auront rien d'une tournée d'adieux ou d'un jubilé. Deux matchs pour sauver un club d'une chute inéluctable et lui permettre d'inscrire une ligne supplémentaire au palmarès.

Quoiqu'il advienne, quoique l'on dise, il y aura au matin du 25 mai un vide bien palpable dans le football hexagonal. Ce sont des années qui ont filé si vite, des exploits passés. Ne resteront une nouvelle fois que les images pour les revivre furtivement.

Obrigado Pedro.

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