04 novembre 2009
L'espoir, la blague et le jardin
Changement de rythme de travail et hop, voilà que je ne suis plus venu écrire ici depuis la semaine dernière ! Il en faut peu pour dérégler la belle machine humaine. Changement d’heure, changements d’horaires… Et bientôt une vraie semaine de congés ! C’est avec joie et grand plaisir qu’elle sera accueillie, avant d’attaquer la dernière grande ligne droite de 2009.
Tiens, parlons ligne droite un instant. Le rideau est désormais tiré sur cette édition du Championnat du Monde de Formule Un. Une bonne chose de faite, tant cette saison aura été celle des déceptions plus qu’autre chose. Nous voici entrés dans le temps des rumeurs, des spéculations, des transferts. Pour moi, cette période sera celle de l’espoir… Une lueur d’espoir, de voir l’idole sur le retour, pour un dernier bal, un dernier concert. Qui sait ?
Sportivement toujours, notre MUC 72 a vraiment ces temps-ci pris des airs de bateau qui tangue. Dangereusement. A moins qu’il ne s’agisse d’une galère dans laquelle sont envoyés des joueurs et un staff qui ne le méritent pas. Il va en tout cas falloir que le rythme des tambours ralentisse rapidement, sous peine de voir la belle embarcation chavirer. Et j’entends déjà ça et là les railleries sur la future arène mancelle. Voyons, ce n’est pas sérieux !
Allez, trêve de plaisanteries. Oups, mais qui a dit que le sport était une plaisanterie ? En théorie détente, plus généralement passion, malheureusement théâtre de dérives nombreuses et insupportables… La belle plaisanterie relève de plus en plus souvent de la mauvaise blague. Mais aujourd’hui je n’ai pas envie de m’attarder sur la violence, la bêtise de certains, mon avis de plus en plus tranchés sur ceux que l’on appelle les supporters « Ultras », ou encore les autres qui n’assument pas cette appellation tout en se comportant aussi stupidement. Si sport rime pour moi avec passion, ma vie connaît bien d’autres belles aventures aussi…
Il y a bien sûr famille, une idée et un mot que je peine toujours à définir avec précision. De quoi s’agit-il vraiment ? De qui parle-t-on réellement ? Je ne trouverai peut-être jamais la clé, la faute à trop de questions sans doute futiles. J’ai l’impression d’avoir manqué des choses, j’ai l’impression d’en vivre d’autres merveilleuses. La famille c’est donc comme la vie. Cette vie qui va bientôt s’offrir à un petit nouveau que j’attends avec impatience !
La vie est donc cette grande idée que, pour une durée (in)déterminée, nous sommes présents ici. Pour qui, pour quoi ? Peu importe. Cette chance unique que nous avons, c’est de nous maîtriser, tout en ne maîtrisant rien finalement ! Au diable les questions existentielles, tant que je suis ici je n’ai qu’un objectif : Bonheur ! J’estime avoir beaucoup de chance, à commencer par celle de pouvoir atteindre ce but aussi souvent que possible. Seul, ce serait impossible ; à plusieurs, tout s’éclaircit. J’ai souvent parlé ici d’Amour, d’Amitié et de Famille. J’ai parfois le sentiment d’entrer dans un vieux cliché quand je dis qu’ils sont essentiels à la vie. Pourtant, chaque jour qui passe me le confirme, c’est un constat sans appel.
L’Amour, cette magnifique fontaine qui orne notre jardin de la vie. Tout autour, les fleurs de l’Amitié s’épanouissent, apportent à ce jardin tout ce dont il a besoin pour être ce qu’il est de mieux. Quand ce petit monde fait la fête, c’est grâce à la protection de cette haie panachée d’arbustes qu’est la Famille, formant autour du jardin le cocon qui façonne l’espace vital. Bien entendu, tout cela n’a rien d’une forteresse. Plantes carnivores et prédateurs trouveront parfois la faille, viendront semer le trouble, provoquer parfois blessures et stigmates. Charge au jardin d’être fort et robuste, de laisser les bourgeons prendre le dessus.
De ce monde magique un peu flou qui vient de me passer par la tête, je n’ai qu’une certitude : Si le jardin un jour s’éteindra petit à petit, la fontaine, elle, coulera toujours à flots. Car elle est éternelle…
22 octobre 2009
A little flashback
Un petit retour en arrière s’impose. Très riche et actif, le dernier week-end était en quelque sorte le point d’orgue d’octobre. Ce fût un millésime différent, une nouvelle saveur, un nouveau départ. Hors de question bien sûr de rayer le passé, simplement ancrer dans les faits qu’il faut parfois passer à l’étape suivante.
Comme dirait un oncle bien malin, j’ai donc atteint l’âge qui pourrait par exemple me permettre de prétendre à la présidence de l’EPAD ! Malheureusement ma filiation de m’offrira pas ces perspectives. Petite pique d’actualité mise à part, j’ai bien du mal à définir ce que représente vraiment l’âge, bien du mal à constater que c’est bel et bien le compteur d’une vie qui tourne. Alors je préfère en garder l’image d’un dossier qui, chaque année, permet de stocker un joli paquet de souvenirs, bons ou mauvais, de dates importantes, de découvertes fascinantes, d’instants uniques…
Ainsi donc la soirée de vendredi fût un cocktail de blagues, de rires, de sourires et de joie. Un cocktail d’amitié qui m’avait permis de réunir les Monsieur/Madame qui me sont chers. Je n’entrerai pas dans les détails tant c’est inutile, tant il est simple je pense pour chacun de comprendre le grand Merci que je leur dois. J’ai désormais devant moi de longues heures de lecture, de visionnage et d’écoute à trouver !
Samedi, changement radical de décor, retour à Bollée pour une affiche bien tristounette : Le Mans / Boulogne-sur-Mer. Sur le papier rien d’alléchant mais dans les faits un match qu’il fallait impérativement remporter. Ce que le MUC n’a pas fait… Autant dire que le déplacement à Bordeaux sera très délicat, ce qui ne nous privera pas de ce « pèlerinage » apprécié ! J’espère que dans le bout de sa Bretagne un petit bonhomme qui a lui aussi fait tourner son compteur porte avec plus de fierté cette belle tunique Sang & Or !
Dimanche enfin, qui m’a permis de retrouver la saveur des goûters de mon enfance. Ce fût un moment très agréable et un rituel qui a, je l’espère, définitivement repris son cours. Ce 19 octobre aura également marqué l’avènement d’un nouveau champion du Monde de Formule Un. Un sacre en catimini et au rabais, au terme d’une lutte qui n’en aura jamais vraiment été une, loin des joutes passionnantes de 2007 et 2008. Allez, promis, j’ai déjà dit que 2010 sera d’un tout autre niveau !
06 octobre 2009
A bas l'arbitre, II
Après une telle erreur il y a d’abord la colère. Comme tous les joueurs l’envie de crier « Au vol ! », l’incompréhension, le désarroi et le refus de perdre en s’estimant floué. Trois jours plus tard, ce même sentiment reste, avec toutefois le recul nécessaire. Il faut savoir relativiser.
C’était un match de football, c’était une erreur d’arbitrage. Qui dit arbitrage dit arbitre. Qui dit arbitre dit homme en noir. L’Homme en effet, l’être humain donc et son droit à l’erreur légitime. Ainsi, même s’il ne faut pas zapper cette injustice, il faut la comprendre.
Aujourd’hui le supporter que je suis est forcément en colère. Parce que cette erreur remet en cause un résultat, le déroulement d’un match. Parce qu’elle laisse inévitablement des regrets. Parce qu’un joueur s’est retrouvé lésé malgré lui. Impossible de rester insensible aux larmes du pauvre Loriot, contraint à un sort qu’il ne méritait pas : laisser ses partenaires se débrouiller sans lui.
Au-delà encore de cette injustice, c’est son caractère sans suite qui déboussole. Car rien ne peut être fait pour la réparer, ne serait-ce qu’en partie. Aucun recours n’existe et l’innocent restera puni. C’est un comble ! Comment alors ne pas se ranger derrière les propos d’un entraîneur peut-être excessif mais qui lui aussi se montre tout simplement humain : « Aujourd'hui, c'est l'arbitre qui a gagné le match. Ce n'est pas la réalité du football. L'arbitre a cassé une semaine entière de travail sur une erreur flagrante ».
Néanmoins il faut également mettre de côté le rôle de supporter pour tenter d’obtenir des réponses. Comme je l’ai déjà écrit, il n’est pas compliqué d’admettre l’erreur humaine. Ainsi il est hors de question de parler ici de l’intégrité de l’arbitre et encore moins de la remettre en cause. Ce serait une stupidité affligeante. En revanche il faut saluer son honnêteté et son attitude digne, celle de n’avoir pas fuit ses responsabilités, d’assumer sa faute, de savoir dire « Je me suis trompé ». Plus d’un arbitre aurait tenté de se cacher derrière d’innombrables excuses sans fondements et plus d’un n’aurait pas même eu le cran de s’exprimer devant la presse.
Enfin et surtout, il faut que ce genre d’incident serve à chercher et trouver des solutions. Pour faire évoluer l’arbitrage, s’en donner les moyens, fédérer le corps arbitral. Malheureusement là encore, on semble bien loin du compte (voir ici). Pour encore combien de temps ?
En définitive, que retenir de ce samedi pour le MUC 72 ? Je retiens que mon club a perdu, qu’il a été la victime d’une erreur d’arbitrage. Mais avouons-le, en mettant de côté la manière, ce MUC là n’aurait pas mérité beaucoup mieux sur ce match. Après tout, je repense à cette phrase de cour d’école : « L’arbitre a toujours raison, même quand il a tort ». La vérité sort de la bouche des enfants…
Edit : Depuis l'écriture de cet article, Guillaume Loriot a été blanchi par la commission de discipline de la LFP !
03 septembre 2009
Aux frontières du virtuel
Mercredi aura été la journée de l’essai, du test, de l’incompréhension aussi pour certain(e)s. Une journée d’expérimentation, voici sans doute le terme exact avant les lignes qui vont suivre.
Après avoir longtemps critiqué le système facebook, sa perversité, ses dangers, j’ai l’espace d’un instant succombé à une improbable tentation. Celle de m’inscrire sur ce réseau que je juge pourtant pathétique. Login, adresse mail, mot de passe, bref le parfait outillage de l’internaute… En quelques minutes me voila en immersion dans cet univers délirant. Je ne saurai expliquer précisément la raison qui m’a poussé à faire cela. De la curiosité mal maîtrisée, sans doute ; le besoin de voir par moi-même, de juger réellement, certainement. Six heures plus tard, mon compte était déjà désactivé, supprimé, jeté aux oubliettes !
L’espace de quelques instants j’avais donc pénétré l’univers si mystérieux de cette étrange communauté. La classe ! Aujourd’hui mon jugement n’a pas changé, il s’est même renforcé. Après cet intermède de la taupe, j’ai rejoint mon esprit, mes idées, celles qui font de moi un réfractaire à facebook, ni plus ni moins.
Voilà qui me conduit à cheminer un peu plus loin dans ma réflexion. Avantages, utilités, bienfaits, méfaits et déviances du web. Rien de nouveau pour moi. J’ai toujours été persuadé et je le suis encore, que la toile est un outil formidable, l’une des plus belles trouvailles de l’Homme à la fin du vingtième siècle. Internet est simplement comme tout le reste : il y a des limites, des dérives possibles et comme dans notre société, il faut être sur ses gardes.
Lister tout ce que j’estime bénéfique sur le web prendrait trop de temps et surtout ne servirait pas à grand-chose. On pense internet comme un espace de liberté, comme un endroit virtuel où l’on peut s’évader à souhait, avec insouciance. C’est à moitié vrai. C’est donc à moitié faux aussi. Il y a quatre ans, en créant ce blog, je pensais avoir ouvert un espace de liberté. Je me rends compte finalement que mon cerveau en est parfois prisonnier !
Si cet espace était un espace de liberté, je pourrais y lâcher toute ma conscience, mon esprit. Ce n’est pas le cas… Chaque mot est forcément choisi, pesé, sélectionné même inconsciemment. Si cet espace de liberté en était vraiment un, j’aurais déjà pu écrire ce qui est enfoui au fond de moi : une opinion, un avis, une simple prise de position qui n’engage que moi. Et pourtant je ne peux pas l’extérioriser, l’exposer, m’en défaire en l’écrivant, en la jetant en pâture. J’ai bien songer à rédiger ce que l’on appelle une lettre ouverte ; je crois qu’à elle seule elle pourrait engendrer de graves conséquences, pour de si petites causes. J’aimerais pourtant que ces gens, que je ne connais pas forcément, sachent… Qu’ils sachent mon point de vue, qu’ils en fassent ce que bon leur semble ensuite.
Non, ce blog n’est pas un espace de liberté. N’est-il pas finalement qu’une vitrine inutile, un pignon sur rue de ma vie ? N’est-il pas qu’un pauvre recueil futile qui n’a plus lieu d’exister ? Si cet espace n’est pas libre pour moi, il ne m’intéresse pas, il ne m’intéresse plus…
23 juin 2009
A quelques encablures
Comme un dernier week-end de saison routinière. Puisque mon rythme de travail et mes congés sont invariablement calés sur l’année scolaire, cette fin de semaine était la dernière dite « normale » avant le grand plongeon vers les vacances. Un terme pas forcément si anodin.
C’est bien connu, les derniers jours de boulot sont généralement les plus durs. Pour moi c’aura été l’avant-dernière semaine, sans surprise. Jeudi dernier était celui de l’appel du 18 juin, le lendemain fût le jour de la libération ! Désormais il reste une petite dizaine de jours à tirer, vraisemblablement dans un cadre plus détendu.
Dès vendredi, les choses vont changer temporairement et avec grand plaisir. Exit - ou presque - le travail de nuit ; début des préparatifs pour le périple ; débarquement programmé de longue date à l’appart’ ; et surtout première soirée de l’été samedi. La première d’une belle série ?
Pendant ce gros mois et demi de farniente les projets ne vont pas manquer. Rien ne dit encore s’ils verront tous le jour mais ils ont le mérite d’exister dans un coin de ma tête. Mission principale avant toute chose : gérer. On ne peut pas dire que les choses ont bien débuté de ce côté-là, la faute aux aléas de la vie… Mais qui n’en a pas ?! Il faut que ça me passe et je serai un peu moins ronchon pour ça. Parenthèse refermée, je disais donc qu’il n’en restait pas moins de belles choses à penser. Alors si mon idée pour la toile est encore loin du compte, si notre présence aux Affranchis 2009 n’est pas encore assurée, le point d’orgue de la mi-juillet est lui bien en marche et nous le touchons du doigt !
Viendrons aussi quelques nouveautés comme la joie de s’inscrire soi-même pour assister à de belles soirées de Ligue 1. Le premier achat de la saison 2009-2010 à Bollée sera d’ailleurs lui aussi un grand plaisir !
Au milieu de tout ça il y aura inévitablement de bons et de moins bons moments. Une semaine très famille aussi que j’attends avec impatience. Et puis se martèleront sous mon crâne les éternelles interrogations… Chercher ou ne pas chercher ? Continuer ou arrêter ? Pour faire quoi ? Et puis finalement sans doute repartir comme en quarante ! Et oui, c’est la crise. Jusqu’à quand ?
J’en oublierai presque d’évoquer les découvertes musicales de juin, avec le tout dernier titre de Renan Luce. Et surtout j’ai mis la main sur un double CD assez original puisque multi-interprètes (avec vraiment une énorme variété) : A Boris Vian - « On n’est pas là pour se faire engueuler ». Dommage que lorsque l’on souhaite faire les choses en toute légalité on soit finalement contraint malgré tout à user des mauvaises méthodes. A dos de pie ? Ceci est une autre histoire…
07 juin 2009
Rien faire c'est la conserver !
Travail, Mérite, Sacrifice… J’en passe et des meilleures. Des mots que l’on sait nous envoyer ne pleine figure lors d’interventions télévisées, surtout depuis deux ans. Pourtant, quand j’essaie de résumer ma vision de la vie en trois mots, je pense plutôt à Passion, je pense à Profiter, je pense aussi à Respect. Comme quoi, les goûts et les valeurs…
Une semaine pas banale vient de se conclure pour moi. Une semaine rythmée par le travail. J’ai donc travaillé plus… Pour gagner plus ? Pas si sûr ! Gagner quoi réellement ? Du temps à rattraper, de l’argent, un peu des deux ; de la reconnaissance aussi, tu parles… Mais qu’ai-je perdu ? Indirectement une part de liberté, plus certainement de la quiétude pour mon corps et sans doute quelques plaisirs simples de la vie.
Bien sûr c’est une exception, toutes les semaines ne sont pas comme celle-ci et heureusement. Bien sûr aussi je l’ai fait avec conscience et de mon plein gré. Il est donc clair qu’il n’est pas question ici de me plaindre de quoi que ce soit. Je réfléchis, c’est tout, tout le temps.
A cet instant je me dis également que les possibilités réelles - et non trompeuses - de s’exprimer sont en fait très rares dans notre société. Il en existe au moins une, qui devrait être considérée comme notre chance à tous : Voter. C’est vrai, ces élections européennes c’est un peu flou pour tout le monde, moi-même je patauge. Il n’empêche que je ne me suis pas posé la question, je me suis rendu à l’urne ce dimanche. Je dois pourtant avouer que perdre sa voix un jour de scrutin ce n’est pas commun ! Mais ceci est une autre histoire. La moitié des Français n’a pas exercé se droit si important, ce seront les mêmes qui viendront se plaindre…
Il y aurait tant de questions à se poser, tant de choses à raconter, tant de sujets à évoquer. Le monde tel que nous le vivons est un immense point d’interrogation à mes yeux et le restera. « Pourquoi » n’est pas un simple mot, c’est d’une certaine manière une façon de penser. Nous pensons généralement contrôler nos vies, savoir où nous allons, gérer nos envies et nos réticences. Mais nous ne maîtrisons rien… Je l’ai déjà évoqué ici, je crois fermement au destin. Nous sommes ce que nous devions être, pas ce que nous voulons être. C’est en tout cas comme cela que je vois le cheminement. Je fais peut-être fausse route… Tiens, encore une question sans réponse !
Ajout musical : Quelques bouffées - Daguerre
24 février 2009
PS : rien à ajouter
Fin des congés ! C'est donc reparti pour cinq semaines routinières, heureusement ponctuées de week-ends qui le sont beaucoup moins et qui sonnent chaque fois comme une merveilleuse bouffée d'oxygène. Ces dix derniers jours étaient faits pour se ressourcer, s'aérer l'esprit et surtout profiter de ma huitième merveille du monde. Vous comprendrez donc le peu de billets rédigés en cette mi-février.
Alors que j'ai retrouvé mes terreurs ainsi que la vie "made in Dallas" du boulot, les interrogations dont j'ai le secret sont toujours aussi présentes. On ne change pas une équipe qui gagne n'est-ce pas ? Questions sans réponses, envies d'avenir, remise en question du passé, souvenirs et autres pensées restent les piliers de mon agitation cérébrale. Sans doute comme tout à chacun finalement. Sauf que le temps passant je vis de mieux en mieux d'être ainsi ; et j'ai parfois l'heureuse impression que le grand stressé que je suis - on ne change pas un D. ! - sait relativiser de mieux en mieux ce que l'on appelle... la vie.
Le week-end dernier, au détour d'un repas simple d'un samedi soir simple dans un nid douillet simple, j'ai ressorti cette fameuse boîte rouge sur laquelle figurent une jolie frimousse de nounours, un prix stupide au marker et quelques stickers de Batman... Ah l'idole de mon enfance ! Mon enfance justement, c'est une partie d'elle qui est enfouie dans cette prison de carton. Essentiellement du papier, beaucoup de papier et quelques souvenirs impérissables.
Au milieu de tout cela, quelques trouvailles qui valent plus que de l'or. Les petits mots sur fond de cartons PTT d'une Maman à son petit dernier et qui glissaient sous la porte de la chambre ; un poème ; du courrier de classe de neige... Puis ce texte sur un morceau de feuille, ce texte que je ne pouvais comprendre à l'époque, comme l'a mentionné son auteur au verso. La faute évidente à ces onze ans d'écarts qui aujourd'hui pourtant ne sont plus grand chose. En voici en tous cas le recto :
« Je pense qu'il est impossible de ne pas aimer un Enfant. Car il est le symbole de l'innocence. C'est lui qui sourit (franchement) à la vie.
Même s'il apprend progressivement des adultes à mentir, il apporte la joie. Et c'est le seul, je pense, qui parvient à nous affaiblir, car il est absolument impossible de lui en vouloir. C'est une force qui disparaît au fur et à mesure que tu "vieillis" ».
J'espère toujours être, quelque part, un enfant...
17 juillet 2008
Au pas, au trop, au galop ?
Lundi j'ai consulté la liste de la promotion 2008 pour la Légion d'honneur. J'ai cru un instant rendre ce que j'avais pris au déjeuner... Notre Empereur doit en faire des bonds aux Invalides depuis plusieurs années ! Alors certes - et par bonheur - nous ne vivons pas en temps de guerre et le temps des médailles pour avoir sauvé la France est révolu. Mais tout de même, un plus grand respect pour cette décoration mythique ne serait pas de trop, en y accolant des noms prestigieux et au caractère utile. Car bientôt, jouer les entremetteurs d'un couple présidentiel ou encore se faire discret sur un cas de divorce sera reconnu comme un geste fort d'amour pour la patrie... Au temps pour moi si c'est déjà le cas.
Pendant ce temps, dire un peu trop fort l'amour que l'on a pour son pays et être fier d'un drapeau est presque devenu tabou. Je me demande même parfois si l'on ne lyncherait pas publiquement plus facilement celui qui scande "Vive la France" que celui qui derrière un grillage imite froidement le bruit des singes... Ainsi la fierté nationale ne serait plus, et il serait de bon ton de la ranger pour ne pas être taxé de partisan un peu trop extrémiste ? Etrange compte tenu de tous ces gens dimanche soir aperçus au baloche après avoir contemplé le bouquet final ! En fait, écouter Hexagone de Renaud sera plus rapide et intéressant que ce paragraphe que je viens de rédiger. Peu importe j'avais envie de le sortir !
Pendant ce temps on donne de l'importance à ceux qui n'en ont pas. A un baptême médiatisé parce que le parrain est le leader d'un parti politique effroyable. Pourtant le mépris et le silence seraient la meilleure réponse à ces provocations minables...
Pendant ce temps nous ne sommes à vrai dire pas grand chose dans nos petites vies insignifiantes pour les soit-disant grands de ce monde. Mais j'ai la faiblesse de croire que le bonheur n'en est pas moins présent, au contraire. Il faut savoir se satisfaire de l'univers dont on s'est entouré et en tirer les profits, les joies et les bénéfices. Finalement les seuls malheureux sont ceux qui ne mesurent pas cela, ceux qui autour d'eux ne connaissent pas la vie en trois lettres ; trois petites lettres auxquelles je tiens si fort. Trois petites lettres qui motivent et qui parfois effraient...
Alors ce soir, je ne me demande pas si je suis heureux. Je ne me demande pas avec quel être merveilleux je passerai tous les jours qu'il me reste à connaître. Je ne me demande pas non plus quels sont mes rêves les plus fous. Je ne me demande pas pour qui je vis. Je ne me demande plus tout cela car les réponses je les connais déjà.
La vie est un plateau de jeu et il serait idiot de ne pas s'en amuser. En assumer les règles n'est pas toujours aisé, mais oser tricher serait impardonnable. Il ne reste qu'à avancer les pions à son rythme, en attendant chaque soir de savoir ce qui sortira du cornet à dés, passeport pour le lendemain...
11 juillet 2008
Je me demande...
Qui sont les amoureux qui occupent notre table à l'auberge ce soir, quelle est leur histoire ?
Comment dix ans d'une vie ont pu s'écouler si vite ?
Ce qu'est devenu le gamin que j'étais ou que j'ai pu être aux yeux des autres ?
A quoi ont servi les deux pièces que cette dame nous a monnayées en échange de poèmes, et si elle était sincère ?
De quelle couleur sera la tapisserie du séjour dans notre premier appartement ?
Comment sera demain, à une période qui revient inlassablement chaque année ?
Quand mon nouveau voisin comprendra qu'il ne faut pas stationner là où il se gare irrémédiablement ?
Pourquoi je suis ainsi fait, avec mes plus et mes moins, avec mes pics et mes chutes, mes joies et mes peines ?
Comment seraient mes dimanches avec un Papi et une Mamie ?
Et tant de choses encore, futiles ou non, vitales ou pas !



















