01 janvier 2010
Meilleurs Voeux 2010 !
16 décembre 2009
A bon entendeur
J'ai bien un billet dans la tête, mais je n'ai pas le courage de le mettre en forme aujourd'hui. La pandémie a décidé de faire escale en ma demeure quelques jours... Je remets à plus tard ce que j'avais prévu d'écrire cette semaine. Et puisque j'ai le temps de faire le tour complet du web et de la télé, je ne posterai là qu'une chanson. Prenez-là comme un message, ou pas ; Sentez-vous concerné, ou pas ! Humeur du moment...
Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je n'ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
Je fais confiance aux électeurs
Et j'en profite pour faire mon beurre
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je suis de tous les partis
Je suis de toutes les patries
Je suis de toutes les coteries
Je suis le roi des convertis
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je crie vive la révolution
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la collaboration
Non jamais je ne conteste
Ni revendique ni ne proteste
Je ne sais faire qu'un seul geste
Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste
Toujours du bon côté
Je l'ai tellement retournée
Qu'elle craque de tous côtés
A la prochaine révolution
Je retourne mon pantalon
Jacques Dutronc
23 septembre 2009
Die Welle*
Puisqu’il est parfois impossible de voir le film que l’on souhaite au cinéma, il faut savoir se résoudre à faire séance ciné dans son propre salon. Le film choisi était en effet trop peu diffusé dans les salles obscures alentours, voire pas du tout pour la plupart. La Vague n’étant pas une de ces superproductions qui font recette, l’explication est toute trouvée. Dommage pour un film aussi instructif que bien des gens devraient voir…
Allez, soyons fous, faisons comme chez Ruquier ! Le pitch du film : l’histoire se déroule de nos jours, en Allemagne, où un professeur doit donner un cours sur l’autocratie. Plutôt que les grands mots et les grandes théories, il va mener une expérience grandeur nature. La semaine passant va vit transformer sa classe en une dictature impitoyable…
L'une de ces scènes ne vous rappelle rien ?
Au sortir d’un tel film, les similitudes avec des faits réels sont inévitablement présentes, troublantes parfois. Avec l’Histoire et le passé que nous connaissons tous, mais aussi avec notre propre histoire et des faits plus proches de nous.
La Vague est un groupe, elle possède son identité, son emblème, sa devise et une ligne directrice. La Vague dicte les faits et gestes d’une communauté, instaure des codes de vie. Par-dessus tout, elle exècre tout ce qui est susceptible d’aller à son encontre, de contredire ses idées. Peu importe si cela interfère ou non dans les liens amoureux ou amicaux. Bien entendu, La Vague est incarnée par un visage, un seul. Celui d’un leader respecté et face à qui personne ne se dresse. Un Dieu vivant en quelque sorte.
A présent, libre à chacun de substituer ou non le mot « Vague » par un autre de son histoire personnelle. Il peut arriver que rien ne se produise, il peut arriver aussi d’être particulièrement troublé. C’est mon cas. Mais avant toute chose, n’oublions pas la vocation première de ce film dont la scène de la déferlante autocollante en ville m’a profondément alerté : les dangers du passé doivent rester les boucliers du futur. Car oublier reviendrait à commettre, tôt ou tard, les mêmes erreurs…
* La Vague
16 septembre 2009
L'autre pandémie
Liberté, Egalité, Fraternité. Ah, qu’elle est belle la devise bafouée de la France ! C’est drôle comme parfois des petits évènements se télescopent et se croisent. En fin de semaine dernière je me suis mis en quête d’une Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen. Parce que je me suis dit que je serai heureux qu’elle soit affichée quelque part chez moi. Et voilà que le même jour une vidéo crée le « buzz » sur la toile…
Vous savez, cette vidéo de notre Ministre de l’Intérieur, que je ne prendrais certainement pas le temps de nommer. Tout le monde l’aura reconnu. A moins que, comme les écervelés d’un programme dégueulasse de la première chaîne, vous ne connaissiez pas les membres éminents du gouvernement qui nous dirige !
Bref, et sans mauvais jeu de mots, revenons-en à nos moutons. Ce ministre en question, en plein exercice de sa fonction d’homme politique, s’est permis un écart de langage que l’on qualifiera sans hésiter de raciste. Il n’y a bien que ceux qui le défendent aveuglément qui n’y ont vu là qu’une simple maladresse. Sans blague ! Au mieux, la maladresse est donc incompatible avec la fonction ministérielle. Au pire, cet homme est tout simplement raciste.
Malheureusement et quoi qu’en disent certains, c’est bien le pire auquel nous avons assisté. Le pire, soutenu par les personnes qui dirigent notre pays, soutenu par les personnes que les Français ont élues. Des Français aussi bien blanc que colorés ; des Français issus de diverses confessions religieuses aussi.
La France, bien que l’an 2009 soit considéré comme un temps moderne, est toujours gangrenée par le mal. Il paraît que le racisme s’étiole, ce n’est pas du tout l’impression générale que je peux avoir dans notre société. C’est un mal, un virus infernal qui pourrit mais ne s’éradique pas. Le racisme est partout, ainsi donc il est bel et bien présent dans les plus hautes sphères de l’Etat. Peu importe la polémique qui a pu suivre cette affaire, elle sera je le crains vite oubliée, étouffée. Parce que si beaucoup s’en émeuvent aujourd’hui, il faut dire ce qui est, la majorité s’en fout !
A l’heure où des décisions en pagaille et une couverture médiatique démesurée viennent nous planter le panneau « Danger, grippe A » sous les yeux, je me demande si un jour il en sera de même pour nous protéger de la maladie qu’est le racisme. A coup sûr cela n’arrivera pas de sitôt. Les retombées économiques d’une pandémie sont tellement plus intéressantes. Acheter, acheter, acheter… Pour se protéger. Tandis que se défaire du racisme pourrait ne pas couter un centime ; seulement l’éducation des consciences. La comparaison est hâtive, l’amalgame trop simple, j’en conviens. Mais pourtant…
EDIT : Ca continue ce soir. Je vous renvoie aux propos de Jean-Claude Dassier, Président de l'Olympique de Marseille...
03 septembre 2009
Aux frontières du virtuel
Mercredi aura été la journée de l’essai, du test, de l’incompréhension aussi pour certain(e)s. Une journée d’expérimentation, voici sans doute le terme exact avant les lignes qui vont suivre.
Après avoir longtemps critiqué le système facebook, sa perversité, ses dangers, j’ai l’espace d’un instant succombé à une improbable tentation. Celle de m’inscrire sur ce réseau que je juge pourtant pathétique. Login, adresse mail, mot de passe, bref le parfait outillage de l’internaute… En quelques minutes me voila en immersion dans cet univers délirant. Je ne saurai expliquer précisément la raison qui m’a poussé à faire cela. De la curiosité mal maîtrisée, sans doute ; le besoin de voir par moi-même, de juger réellement, certainement. Six heures plus tard, mon compte était déjà désactivé, supprimé, jeté aux oubliettes !
L’espace de quelques instants j’avais donc pénétré l’univers si mystérieux de cette étrange communauté. La classe ! Aujourd’hui mon jugement n’a pas changé, il s’est même renforcé. Après cet intermède de la taupe, j’ai rejoint mon esprit, mes idées, celles qui font de moi un réfractaire à facebook, ni plus ni moins.
Voilà qui me conduit à cheminer un peu plus loin dans ma réflexion. Avantages, utilités, bienfaits, méfaits et déviances du web. Rien de nouveau pour moi. J’ai toujours été persuadé et je le suis encore, que la toile est un outil formidable, l’une des plus belles trouvailles de l’Homme à la fin du vingtième siècle. Internet est simplement comme tout le reste : il y a des limites, des dérives possibles et comme dans notre société, il faut être sur ses gardes.
Lister tout ce que j’estime bénéfique sur le web prendrait trop de temps et surtout ne servirait pas à grand-chose. On pense internet comme un espace de liberté, comme un endroit virtuel où l’on peut s’évader à souhait, avec insouciance. C’est à moitié vrai. C’est donc à moitié faux aussi. Il y a quatre ans, en créant ce blog, je pensais avoir ouvert un espace de liberté. Je me rends compte finalement que mon cerveau en est parfois prisonnier !
Si cet espace était un espace de liberté, je pourrais y lâcher toute ma conscience, mon esprit. Ce n’est pas le cas… Chaque mot est forcément choisi, pesé, sélectionné même inconsciemment. Si cet espace de liberté en était vraiment un, j’aurais déjà pu écrire ce qui est enfoui au fond de moi : une opinion, un avis, une simple prise de position qui n’engage que moi. Et pourtant je ne peux pas l’extérioriser, l’exposer, m’en défaire en l’écrivant, en la jetant en pâture. J’ai bien songer à rédiger ce que l’on appelle une lettre ouverte ; je crois qu’à elle seule elle pourrait engendrer de graves conséquences, pour de si petites causes. J’aimerais pourtant que ces gens, que je ne connais pas forcément, sachent… Qu’ils sachent mon point de vue, qu’ils en fassent ce que bon leur semble ensuite.
Non, ce blog n’est pas un espace de liberté. N’est-il pas finalement qu’une vitrine inutile, un pignon sur rue de ma vie ? N’est-il pas qu’un pauvre recueil futile qui n’a plus lieu d’exister ? Si cet espace n’est pas libre pour moi, il ne m’intéresse pas, il ne m’intéresse plus…
07 juin 2009
Rien faire c'est la conserver !
Travail, Mérite, Sacrifice… J’en passe et des meilleures. Des mots que l’on sait nous envoyer ne pleine figure lors d’interventions télévisées, surtout depuis deux ans. Pourtant, quand j’essaie de résumer ma vision de la vie en trois mots, je pense plutôt à Passion, je pense à Profiter, je pense aussi à Respect. Comme quoi, les goûts et les valeurs…
Une semaine pas banale vient de se conclure pour moi. Une semaine rythmée par le travail. J’ai donc travaillé plus… Pour gagner plus ? Pas si sûr ! Gagner quoi réellement ? Du temps à rattraper, de l’argent, un peu des deux ; de la reconnaissance aussi, tu parles… Mais qu’ai-je perdu ? Indirectement une part de liberté, plus certainement de la quiétude pour mon corps et sans doute quelques plaisirs simples de la vie.
Bien sûr c’est une exception, toutes les semaines ne sont pas comme celle-ci et heureusement. Bien sûr aussi je l’ai fait avec conscience et de mon plein gré. Il est donc clair qu’il n’est pas question ici de me plaindre de quoi que ce soit. Je réfléchis, c’est tout, tout le temps.
A cet instant je me dis également que les possibilités réelles - et non trompeuses - de s’exprimer sont en fait très rares dans notre société. Il en existe au moins une, qui devrait être considérée comme notre chance à tous : Voter. C’est vrai, ces élections européennes c’est un peu flou pour tout le monde, moi-même je patauge. Il n’empêche que je ne me suis pas posé la question, je me suis rendu à l’urne ce dimanche. Je dois pourtant avouer que perdre sa voix un jour de scrutin ce n’est pas commun ! Mais ceci est une autre histoire. La moitié des Français n’a pas exercé se droit si important, ce seront les mêmes qui viendront se plaindre…
Il y aurait tant de questions à se poser, tant de choses à raconter, tant de sujets à évoquer. Le monde tel que nous le vivons est un immense point d’interrogation à mes yeux et le restera. « Pourquoi » n’est pas un simple mot, c’est d’une certaine manière une façon de penser. Nous pensons généralement contrôler nos vies, savoir où nous allons, gérer nos envies et nos réticences. Mais nous ne maîtrisons rien… Je l’ai déjà évoqué ici, je crois fermement au destin. Nous sommes ce que nous devions être, pas ce que nous voulons être. C’est en tout cas comme cela que je vois le cheminement. Je fais peut-être fausse route… Tiens, encore une question sans réponse !
Ajout musical : Quelques bouffées - Daguerre
22 janvier 2009
« Le triomphe de l’espérance sur la peur »
Un moment d’histoire, ni plus ni moins qu’un évènement qui s’ajoutera
rapidement aux manuels scolaires. Ce mardi 20 janvier 2009 restera comme le
premier jour de présidence d’un homme dit « de couleur » aux
Etats-Unis. Quels que soient les avis et les opinions, passons un temps au-delà
de l’ultra-médiatique ou encore de l’anti-américanisme primaires de certains.
Qu’on le veuille ou non, la planète avait les yeux rivés sur
les écrans ; qu’on le veuille ou non, un changement a eu lieu et s’est
définitivement ancré dans l’ère du temps. Comment ne pas écarquiller les yeux ? A la vue d’un peuple uni - l’espace de
quelques heures au moins - et insouciant, devant une foule impressionnante
massée pour ne pas manquer une miette de l’évènement, devant tant de mise en
scène, de patriotisme et de gigantisme !
Le raccourci est aisé, mais quel contraste saisissant
lorsque, le lendemain matin, la France elle découvre la mascarade de la nuit au
sein de son Assemblée ! Un désordre, un spectacle de division, une
obstruction tragicomique, qui ne peuvent que cruellement incarner l’attitude
ubuesque de certains de nos politiques en ces temps de crise… Pendant ce temps,
les Français attendent, admirant avec des yeux doux la renaissance de l’Amérique.
Que les Etats-Unis soient la plus grande puissance du monde
ou non n’est pas un problème ; que les Américains jouent les donneurs de
leçon ne l’est pas non plus, en tous cas pas aujourd’hui. Désormais j’ai la
conviction que ce peuple outre-Atlantique est en avance. En avance car il a su
faire fi des différences et des clichés pour choisir en son âme et conscience.
Le jour où mon pays sera capable d’en faire autant je serai enthousiaste.
Attention tout de même à ne pas se tromper : espérer qu’un jour un homme
de couleur soit élu au sommet de l’Etat pour le seul fait d’arme de son teint
ne m’intéresse pas ! Il ne faut pas en faire un facteur de décision mais
simplement ne plus en faire un facteur de non-décision…
Quant à conclure sur l’évènement planétaire que fût cette investiture, je le prends bel et bien comme un fait historique que j’ai suivi avec grand intérêt. Politiquement le programme précis de Barack Obama m’est quasiment inconnu, comme pour des millions d’autres Français d’ailleurs… N’oublions pas une chose, c’est que Monsieur Obama a été élu par le peuple américain, pour gouverner les Etats-Unis d’Amérique et pour défendre les intérêts américains ; pas les notre.
28 novembre 2008
Pression Scandale
Brainstorming : Division, Opposition, Fraude, Zéro cohésion, Zéro idée, Mauvaise image, Guerre des chefs, Systématisme, Lutte interne…
Quel foutoir ! Jamais l'avatar de ce blog ne m'a semblé à ce pont dans l’ère du temps. Oui mes amis, pardonnez-moi l’expression mais quel bordel !
Il faut dire que la semaine à présent écoulée a laissé couler l’encre - non pas l’ancre ! Télévision, presse écrite, internet… A un moment je me suis même laissé prendre au jeu, comme si 2007 était de retour. Oh un scrutin ! J’aime cette pression, pourvu que ce soit une élection importante. Pas d’assesseurs, une organisation bégayante, des urnes en carton (!)… Vote en carton ? Une élection de délégués de classe peut-être ?
Pourtant tout y est : les phrases assassines, l’acharnement sur joué des deux camps, les recours, les accusations, les menaces… Pire qu’une droite et une gauche qui s’entredéchirent, l’affrontement est désespérément creux. Pas d’idées, pas de propositions, à peine un soupçon de grande ligne. Juste deux personnalités qui aimeraient derrière cette parodie nous démontrer qu’elles incarnent notre avenir. Et moi pendant ce temps là, je compte minutieusement mes bouts de chandelles pour mes futurs balais !
Noël 2008 en point de mire, qu’en ai-je alors à faire de 2012 ? Rient tant que 2008 restera aussi pathétique. Et 2009, je vais me faire cuire un œuf ?!
S’opposer à la politique en place pourquoi pas, mais s’opposer intelligemment alors. Le non systématique me rebute, le « tous dans la rue » n’est que le doux rêve de certains, le piquet de grève un héritage révolu et rarement utilisé à bon escient - Bref raccourci, tant pis. Et l’on voudrait par-dessus tout ça nous donner des leçons d’unité et de rassemblement ? Foutaise ! A mon grand dam, un camp n’est plus. Sa façade ne cache plus que les luttes intestines de clans gangrénés par les ambitions personnelles. Après avoir cassé la vaisselle sous les yeux de tout le monde, bien difficile de recoller les morceaux…
Devant ce triste spectacle je pers un idéal qui me fût pourtant inculqué de belle manière. D’ici 2012 je peux commencer à réfléchir, puisqu’il faut paraît-il y songer dès à présent. Quoique non, j’ai un tas de belles choses à faire… Même pour ce qu’il reste de 2008 !
19 septembre 2008
Acte gratuit
Acte gratuit : promotion, deuxième démarque, solde ? Acte gratuit, ce serait plutôt tout doit disparaître…
Plaisir de faire peur, volonté manifeste de faire ch*** le monde.
Peut-il y avoir corrélation entre ces deux idées ? A priori oui. Après avoir tourné un nombre incalculable de scénarios dans ma tête, après avoir imaginé des faits dignes d’un James Bond, me voici à cogiter. Mais surtout à écrire, juste parce que ça fait du bien, juste parce que ça soulage.
Est-ce un drame ? Non. Les conséquences sont-elles dévastatrices ? Non plus. Et pourtant depuis ça je me sens agressé, touché. Stupide ressentiment quand j’y pense avec un peu plus de lucidité… Du plastique, de la taule, du verre… Rien qui ne soit vital. Et pourtant je remue un peut tout ça dans ma tête. Des sons, une ambiance, une atmosphère…
L’Homme est ainsi fait qu’il n’est pas une machine imperturbable. Il est même tout l’inverse. Appuyer sur la touche Echap n’est valable que pour la technologie sans cœur. J’aimerais oublier, j’aimerais zapper, mais j’ai bien l’impression qu’il faudra encore plusieurs jours. Dire qu’il y a tant de gens sur cette planète qui eux connaissent le malheur… Mais rien n’y fait, même en relativisant. Egoïsme ? Non. Tout est dans la tête ? Assurément.
17 juillet 2008
Au pas, au trop, au galop ?
Lundi j'ai consulté la liste de la promotion 2008 pour la Légion d'honneur. J'ai cru un instant rendre ce que j'avais pris au déjeuner... Notre Empereur doit en faire des bonds aux Invalides depuis plusieurs années ! Alors certes - et par bonheur - nous ne vivons pas en temps de guerre et le temps des médailles pour avoir sauvé la France est révolu. Mais tout de même, un plus grand respect pour cette décoration mythique ne serait pas de trop, en y accolant des noms prestigieux et au caractère utile. Car bientôt, jouer les entremetteurs d'un couple présidentiel ou encore se faire discret sur un cas de divorce sera reconnu comme un geste fort d'amour pour la patrie... Au temps pour moi si c'est déjà le cas.
Pendant ce temps, dire un peu trop fort l'amour que l'on a pour son pays et être fier d'un drapeau est presque devenu tabou. Je me demande même parfois si l'on ne lyncherait pas publiquement plus facilement celui qui scande "Vive la France" que celui qui derrière un grillage imite froidement le bruit des singes... Ainsi la fierté nationale ne serait plus, et il serait de bon ton de la ranger pour ne pas être taxé de partisan un peu trop extrémiste ? Etrange compte tenu de tous ces gens dimanche soir aperçus au baloche après avoir contemplé le bouquet final ! En fait, écouter Hexagone de Renaud sera plus rapide et intéressant que ce paragraphe que je viens de rédiger. Peu importe j'avais envie de le sortir !
Pendant ce temps on donne de l'importance à ceux qui n'en ont pas. A un baptême médiatisé parce que le parrain est le leader d'un parti politique effroyable. Pourtant le mépris et le silence seraient la meilleure réponse à ces provocations minables...
Pendant ce temps nous ne sommes à vrai dire pas grand chose dans nos petites vies insignifiantes pour les soit-disant grands de ce monde. Mais j'ai la faiblesse de croire que le bonheur n'en est pas moins présent, au contraire. Il faut savoir se satisfaire de l'univers dont on s'est entouré et en tirer les profits, les joies et les bénéfices. Finalement les seuls malheureux sont ceux qui ne mesurent pas cela, ceux qui autour d'eux ne connaissent pas la vie en trois lettres ; trois petites lettres auxquelles je tiens si fort. Trois petites lettres qui motivent et qui parfois effraient...
Alors ce soir, je ne me demande pas si je suis heureux. Je ne me demande pas avec quel être merveilleux je passerai tous les jours qu'il me reste à connaître. Je ne me demande pas non plus quels sont mes rêves les plus fous. Je ne me demande pas pour qui je vis. Je ne me demande plus tout cela car les réponses je les connais déjà.
La vie est un plateau de jeu et il serait idiot de ne pas s'en amuser. En assumer les règles n'est pas toujours aisé, mais oser tricher serait impardonnable. Il ne reste qu'à avancer les pions à son rythme, en attendant chaque soir de savoir ce qui sortira du cornet à dés, passeport pour le lendemain...












