Un pion sur la planète

Ou extraits d'une vie singulière

30 septembre 2009

De Fructidor à Brumaire, en passant par Vendémiaire

Voici un petit billet de transition, comme il y en a parfois, comme il y en aura encore. Septembre se termine, après avoir de nouveau été le mois du recommencement, l’éternel mois de la rentrée. De ce côté d’ailleurs, rien à signaler, tout s’est lancé sur des bases saines avec un cru qui semble encourageant.

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Quelques nouveautés au programme en revanche et notamment une résolution : reprendre une activité sportive régulière. Ce sera le tennis. De quoi se défouler mais aussi prendre du plaisir à jouer. Si en plus c’est bon pour la santé ! Septembre, mois d’un changement inattendu également, qui si tout va bien se concrétisera dans les premiers jours d’octobre.

Sportivement, ce neuvième mois de l’année aura connu des travers et des réussites. Le plus gros travers je l’ai déjà évoqué précédemment, je pourrais y ajouter la triste nouvelle d’hier, puisque la passion a tué un innocent…

La plus belle réussite reste celle du week-end dernier et concerne le MUC 72. Une victoire probante (3-0 contre Lens), une belle soirée de football. J’insiste bien sur l’aspect football car pour les à-côtés, l’histoire n’est pas la même. Sans m’attarder, je constate simplement avec beaucoup d’aigreur que la liberté n’a toujours pas sa place, que la défiance gratuite est l’une des plus moches vengeances qui soit et qu’un jour ou l’autre, à défaut de rentrer dans un jeu stupide et face à tant de petitesse, il faudra se résoudre à partir. Je déplore que tous les êtres humains ne comprennent pas encore que l’ignorance est souvent la meilleure des issues. Dommage.

Je terminerai cette évocation de septembre 2009 par le fait qu’aujourd’hui nous sommes le 30. Ainsi le chiffre trente-neuf vient s’accoler aux trente-huit précédents sous le signe du bonheur. La suite est un jardin secret où il fait bon vivre, où chaque jour s’ouvre sur un sourire.

Octobre te voilà donc ! Évidemment pour moi son nom répercute généralement bien des choses dans mon esprit. J’espère que celui de cette année conservera cette saveur que j’aime tant. Au-delà des verres partagés entre joie et rires, il y aura au programme quelques autres jolies choses.

A commencer par une visite dont je rêve depuis très longtemps. Éclatant, brillant, majestueux, c’est forcément ainsi que je l’imagine puisque chacun sait que c’est ainsi qu’il est. Je vous conterai la visite de ce lieu en temps et en heure avec à la clé, je l’espère, de magnifiques clichés. Et qui sait, peut-être nous y rendrons-nous avec une nouvelle calèche ?

Il y aura aussi un dimanche après-midi qui devrait raviver les vieux souvenirs de l’octobre de mon enfance. Je le souhaite de tout cœur. Les temps ont changé, mais le cycle de la vie nous ramène peut-être à pouvoir revivre des fragments des bons moments du passé.

Puis ce dixième mois s’achèvera avec l’arrivée - déjà ! - des premiers congés. Profiter un peu des soirées chez soi, au calme et sans pression. Viendra le temps de passer à l’heure d’hiver, d’enter dans novembre et d’approcher à grands pas de la fin d’une année…

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26 août 2009

La vie seule est de la vie l'école

Aujourd’hui j’aurai pu écrire un billet d’humeur, un billet sur une quelconque actualité, un billet sur les derniers jours de beau temps qu’il me reste, ou encore un billet sur la reprise… La reprise, je l’avais rêvée bien meilleure…

Cette rentrée ne sera pas comme la dernière. C’est vrai dans le fond, chaque rentrée est sans doute unique. Celle-ci sera juste particulière. Parce que l’énergie, le dynamisme, la joie de vivre de ces « gamins » ne sera sans doute pas la même qu’elle aurait dû être. Ces « gamins » qui nous en font voir de toutes les couleurs mais auxquels, secrètement, sans parfois même s’en rendre compte, on s’attache.

Lundi, ils ne seront pas deux par deux, ils n’attendront pas sagement que la cloche sonne, ce n’est plus de leur âge. La triste réalité est venue leur rappeler avec sa cruauté. Ce n’est plus de leur âge, parce qu’adolescents ils sont déjà entrés doucement dans le monde des adultes. L’enfance rime avec insouciance, elle ne connaît pas la mort. Eux vont devoir l’affronter… Comme une épreuve qui se dresse face à eux, c’est le début de l’âge adulte qu’on le veuille ou non. Ils le vivront, le surmonteront à leur façon. Je le sais, je l’ai vécu…

Lundi, l’un d’entre eux ne sera pas là, plus là. Pourquoi, peu importe… La nature humaine vit de ses atouts et de ses vices. La mort quant à elle n’est rien qu’une conne.

Demain, je serai parmi certains d’entre eux à n’en pas douter. Une présence, comme beaucoup d’autres, que j’espère juste bénéfique, un petit rien qui leur montre que l’adulte peut comprendre l’adolescent, bien plus qu’ils ne le croient. Demain, je ne sais pas à quoi cela ressemblera… Alors j’imagine des tas de choses, parfois surréalistes. Ce que je sais, c’est qu’une fois terminé la vie tournera à nouveau sa roue. Eux devront avancer, avec le souvenir mais aussi l’envie. Vivre, bordel, on ne se rend pas compte que c’est une chance sournoise…

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28 avril 2009

Week-end, chapitre noir

C’est avec une grosse boule au ventre que je prends la plume. Une boule au ventre que je n’arrive pas à évacuer, quelque chose que je peine à digérer, que je ne digérerai peut-être pas.

Tout est une histoire de contrastes, après un samedi soir si réussi, après tant de rires partagés… Comment était-ce possible de vivre un dimanche aussi noir, parfaite symétrie d’un vendredi soir ?

Plus que de la déception, de l’incompréhension, de l’écœurement aussi, c’est plus fort que moi. A vrai dire je ne trouve pas et je ne trouverai sans doute pas les mots justes. J’ai simplement besoin d’écrire, de partager ces écrits avec ceux qui m’aiment et me comprennent. C’est d’ailleurs la seule et unique raison d’être de ce blog.

Chacun fait des fautes, des erreurs. J’en ai fait, j’en referais, mais j’ai appris de celles passées. Je pense même que c’est de celles-ci que l’on apprend à mûrir chaque jour un peu plus. Il n’y a pas de procès à faire, pas de tête à faire tomber, simplement des épreuves à surmonter. Je suis face à l’une d’elles, une épreuve à laquelle je ne m’attendais pas. Se sentir accusé de maux dont on n’est pas affecté est terriblement humiliant et blessant. Se sentir raillé l’est tout autant. Et se battre contres les moulins à vent est une cause que l’on sait perdue.

Alors pour le plaisir certainement vicieux de quelques uns j’ai fait un choix. De celui-ci en découleront d’autres qui me semblent être les bons. Tant pis pour les regrets, tant pis pour les instants manqués, tant pis pour mon moral dans les chaussettes... Je sais que chaque jour, ceux sur qui je compte seront à mes côtés, tout comme je serai près d’eux. Depuis ce triste dimanche ils me démontrent une fois encore qu’ils sont ma force. Je leur dois tant, je leur dois tout.

En ce mardi 28 avril 2009, j’ai une merveille qui me comble d’amour, une famille en laquelle j’ai foi, des Amis qui me sont fidèles, un travail, une passion, une foule de projets. Une bonne fois pour toutes, au diable les futilités, c’est seulement avec eux, autour d’eux et grâce à eux que je vais me relever. La vie est un espoir !

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24 février 2009

PS : rien à ajouter

Fin des congés ! C'est donc reparti pour cinq semaines routinières, heureusement ponctuées de week-ends qui le sont beaucoup moins et qui sonnent chaque fois comme une merveilleuse bouffée d'oxygène. Ces dix derniers jours étaient faits pour se ressourcer, s'aérer l'esprit et surtout profiter de ma huitième merveille du monde. Vous comprendrez donc le peu de billets rédigés en cette mi-février.

Alors que j'ai retrouvé mes terreurs ainsi que la vie "made in Dallas" du boulot, les interrogations dont j'ai le secret sont toujours aussi présentes. On ne change pas une équipe qui gagne n'est-ce pas ? Questions sans réponses, envies d'avenir, remise en question du passé, souvenirs et autres pensées restent les piliers de mon agitation cérébrale. Sans doute comme tout à chacun finalement. Sauf que le temps passant je vis de mieux en mieux d'être ainsi ; et j'ai parfois l'heureuse impression que le grand stressé que je suis - on ne change pas un D. ! - sait relativiser de mieux en mieux ce que l'on appelle... la vie.

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Le week-end dernier, au détour d'un repas simple d'un samedi soir simple dans un nid douillet simple, j'ai ressorti cette fameuse boîte rouge sur laquelle figurent une jolie frimousse de nounours, un prix stupide au marker et quelques stickers de Batman... Ah l'idole de mon enfance ! Mon enfance justement, c'est une partie d'elle qui est enfouie dans cette prison de carton. Essentiellement du papier, beaucoup de papier et quelques souvenirs impérissables.

Au milieu de tout cela, quelques trouvailles qui valent plus que de l'or. Les petits mots sur fond de cartons PTT d'une Maman à son petit dernier et qui glissaient sous la porte de la chambre ; un poème ; du courrier de classe de neige... Puis ce texte sur un morceau de feuille, ce texte que je ne pouvais comprendre à l'époque, comme l'a mentionné son auteur au verso. La faute évidente à ces onze ans d'écarts qui aujourd'hui pourtant ne sont plus grand chose. En voici en tous cas le recto :

« Je pense qu'il est impossible de ne pas aimer un Enfant. Car il est le symbole de l'innocence. C'est lui qui sourit (franchement) à la vie.
Même s'il apprend progressivement des adultes à mentir, il apporte la joie. Et c'est le seul, je pense, qui parvient à nous affaiblir, car il est absolument impossible de lui en vouloir. C'est une force qui disparaît au fur et à mesure que tu "vieillis" ».

J'espère toujours être, quelque part, un enfant...

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08 décembre 2008

Gris lundi

Le coup de blues du lundi, une constante, variable, qui évolue selon les semaines. Il y a bien longtemps qu’il ne s’était autant fait ressentir. Parfois sans raison, parfois sans prévenir, parfois imprévisible. Peut-être aussi parce que la forme n’est pas au rendez-vous, fichu virus ?

Il y a eu ce week-end une fois de plus bien rempli. Un samedi de bricoleurs du dimanche avec l’aide précieuse des amis ; Et on éponge, et on gratte, et on décolle ! Un dimanche au Parc des Princes, la quatrième consécutive ; passage mémorable dans l’antre de l’antre, Paga au bout du tunnel, ambiance de mis et… défaite à la clé.

Rentré tard, couché tard, peu dormi… Matin du lundi les yeux rougis… Et si je n’avais pas fait les bon choix, si je n’avais pas pris LA bonne décision ? Il n’est plus temps de reculer et pourtant je doute. Pris entre l’envie d’y être rapidement et la crainte ne m’être trompé. Il n’y a pas à dire, j’ai bel et bien hérité du caractère grand stressé et angoissé…

Heureusement, il y a cette présence qui rassure, qui me redonne confiance, allant et motivation. Une éclaircie dans chaque journée où elle apparaît. Si je suis la pluie et elle le soleil, au moins formons-nous un arc-en-ciel ?

Ce soir je recherche le sourire. Ce n’est pas dans les yeux de ces gosses inquiétants que je le trouverai. Peut-être dans une fin de semaine qui sera plus lumineuse. Probablement demain, si par miracle ce coup de blues ne devient plus qu’un mauvais souvenir.

Le temps des fêtes arrive. Il est désormais bien loin de celui de l’impatience, de la peur de l’orange, du café et de la carotte soigneusement déposés la veille de Noël et des paquets tant espérés. Quant au réveillon… Ecoutez Zoë Avril !

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