Un pion sur la planète

Ou extraits d'une vie singulière

26 septembre 2009

Crashgate

Voici mon sport chéri une nouvelle fois baigné dans une sombre histoire de tricherie. Grave et avérée, « l’affaire Renault » a beaucoup fait parler ces dix derniers jours. En effet, qui n’est pas au courant ? La limite a été franchie et par la faute de quelques hommes la Formule Un voit donc son image de nouveau écornée.

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Comment croire cela possible ? Tout était digne d’un scénario de fiction. Lorsque l’affaire est sortie il y a un mois, jamais je ne l’aurais crue véritable… Même dans les fabuleux albums de Michel Vaillant je n’ai pas souvenir d’avoir lu quelque chose d’aussi fou. Ainsi Nelson Piquet Jr, pilote au talent très contesté, s’est envoyé dans le mur, tout seul comme un grand, parce que ses patrons le lui avaient demandé ! Dans l’unique but de favoriser la victoire de son équipier. Difficile à comprendre, notamment par les amateurs, mais il s’agit bel et bien d’une triste réalité. Le pilote ainsi que les deux pontes de son écurie ont donc, avec pour seuls prétextes argent, gloire et business, joué avec des vies. En mettant en danger pilotes, commissaires et spectateurs, l’irréparable a été commis. Ils se pensaient intouchables, mal leur en a pris…

Les sanctions décidées à leur encontre cette semaine resteront finalement bien anecdotiques. On peut s’étonner de certaines, en trouver d’autres injuste ou encore comparer à d’autres affaires. Peu importe finalement. La première victime reste la Formule Un, l’essence même du sport automobile au plus haut niveau, celle que l’on appelle la catégorie reine. Au cours d’une saison déjà bien tumultueuse, comment trouver la crédibilité ?

J’en veux terriblement à ces gens qui salissent sans remords ma passion de toujours. Pourtant, sans doute parce qu’être passionné contient une part de rêve et de naïveté, je continuerai à croire en ce sport extraordinaire. Dimanche j’aurais toujours en moi la même tension, la même attente, le même plaisir à suivre un Grand-prix. Car tôt ou tard, l’Homme finit toujours par triompher de ses vices.

Voici déjà octobre qui se profile et avec lui la fin d’un énième championnat. Il n’aura pas la même saveur que certains millésimes ont pu avoir pour moi - 1996, 1997, 1999, 2007 ou 2008 pour ne citer que ceux-là. Mais j’aurais vibré comme toujours. Je vois 2010 comme une année positive, je l’espère au moins. Les décisions prises au sujet de l’avenir de la Formule Un me rendent pour le moment optimiste et semblent aller enfin dans le bon sens, même si bien sûr tout n’est pas parfait. Quant à Renault, puisse ce grand fleuron français retrouver rapidement une image crédible, positive, ainsi qu’une identité.

Maintenant à vous, pilotes, ingénieurs et acteurs du Formula One Circus, de nous faire vivre des moments géniaux. Moteurs !

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08 juillet 2009

J'aurais pu vous parler...

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Depuis dix jours, j’aurais pu vous parler de la mort du « Roi de la pop », de ses frasques, des (re)découvertes musicales que j’ai faites avec tout ce tapage, de toute la médiatisation l’entourant qui me donne envie de vomir, d’une cérémonie affligeante de démesure. Je ne l’ai pas fait.

J'aurais pu vous parler d'une arrivée réussie, d'une adaptation parfaite, des jeux de balles et autres acrobaties et des câlins d'un petit quadrupède. Je ne l'ai pas fait.

J’aurais pu vous parler du nouveau départ du Tour de France, des éternels doutes sur le dopage, du sport sans doute bafoué sans qu’on ne le sache. Vous dire que même si chaque année je prends la même résolution finalement je ne la tiens pas et je suis comme un naïf la grande boucle, avec son lot d’aventures et peut-être les derniers commentaires d’un Fignon génial derrière le micro. Je ne l’ai pas fait.

J’aurais pu vous parler d’une soirée entre Amis qui était une première, une première réussie. Un petit repas où nous étions conviés et qui fût très agréable, des discussions toujours passionnantes, des sourires qui font toujours plaisir. Je ne l’ai pas fait.

J’aurais pu vous parler de l’exploit du plus grand tennisman de tous les temps. Des 4h15 passées devant mon écran, à espérer, à gigoter, à stresser… Une dernière manche surréaliste, à la mesure de la légende qui s’écrivait sous mes yeux. De cette très, très grande finale de Wimbledon qui a consacré un talent hors norme. Je ne l’ai pas fait.

J’aurais pu vous parler des horribles délires de ceux qui dirigent le sport que j’aime tant, des propos odieux qui ont été tenus, des conflits, des luttes de pouvoir et d’argent qui salissent la passion. Je ne l’ai pas fait.

J’aurais pu vous parler de ces vices cités précédemment qui me rappellent un groupe auquel je n’appartiens plus. Je ne l’ai pas fait.

J’aurais pu vous parler de la folle rumeur qui enfle, cet improbable retour de l’idole qu’il est toujours à mes yeux. Du peu d’espoir que j’avais et qui se transforme de jour en jour en un vœu au fond de moi, le revoir dans un baquet parmi les rois de la vitesse ! Je ne l’ai pas fait.

J’aurais pu parler d’une journée entre potos à coup de manettes et de menus best of. Je ne l’ai pas fait.

J’aurais pu vous parler de tout cela et de tant de choses encore. Finalement je l’ai fait quand même. Dans deux semaines je vous conterai la beauté des montagnes, la richesse de dame nature, l’essence même de la simplicité et de la douceur…

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16 juin 2009

Vingt-quatre heures = sept jours. Parfois !

Généralement quand cet espace n’est pas mis à jour c’est que le temps manque. Que le temps me manque tout au long de la semaine qui voit débarquer la plus belle course du monde en Sarthe ne devrait pas vous surprendre. C’est rougi sévèrement par les coups de soleil du week-end que je reviens en quelques lignes sur ces jours que j’aime toujours tant.

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Tout a commencé comme à l’accoutumée, mardi, par le pesage aux Jacobins. Un moment qui reste très apprécié pour côtoyer au plus près les bolides phénoménaux et les héros qui les domptent. Malheureusement l’habitude s’est un peu perdue puisque c’est une pluie diluvienne qui s’est abattue sur le quinconce. Peu importe, la Murciélago était là, de retour avec autour d’elle tous nos joyeux drilles du pays du soleil levant !

Jeudi soir direction le circuit pour les choses sérieuses. Ce sera en fait quasiment la seule opportunité de voir la belle italienne boucler quelques tours… Des qualifications un peu particulières pour moi puisque j’ai eu la chance de disposer d’un accès côté piste, au plus près des voitures. Une occasion en or pour faire des photos très réussies (à voir dans l’album).

Le lendemain, après avoir hésité avec la parade des pilotes, nous avons finalement jeté notre dévolu sur la visite des stands, ce qui constituait une première. Pas de regrets, ce fût plutôt sympathique et intéressant de voir cette fourmilière en pleine préparation avant la course. Tout cela valait bien un plat de spaghetti bolognaise le soir à partager en bonne compagnie, n’est-ce pas ? Histoire d’attaquer le gros du morceau de la meilleure des manières.

Avec une nouveauté encore, assister au départ depuis le virage de Mulsanne. Là aussi une belle expérience, avant de se retrouver tous pour vivre la course jusqu’au début de nuit. Je retiendrai quelques moments savoureux, à commencer par une promenade improvisée en train qui malheureusement ne nous aura pas donné grand-chose, mis à part une franche rigolade ! Mais aussi une heure « villageoise » pour grappiller tout et n’importe quoi, ce qui m’a valu au terme d’un jeu de réflexes le gain d’une semaine de tournée de vaisselle paraît-il ! Quant à la filature parfaite que nous avons fait subir à un membre du Team JLOC, elle ne regarde que les deux détectives qui se trouvaient au plus près de l’action…

Dimanche, dernière heure de course sous un soleil de plomb pour finalement assister au sacre - enfin ! - des Lionnes. 15h06, soit vingt-quatre heures après l’abandon de ma protégée, tout le monde avait posé le pied sur le frein. Zut, mes plaquettes !

Nota : L’accouplement des poupées gonflables, la main sur le cœur devant un bignou et certaines autres aventures facétieuses ne sont pas évoqués ici. Censure oblige !

Ajout photo : Une semaine de 24 heures
 

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08 juin 2009

Horlogerie mancelle

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Juin est là, il donne le la
Tel le diapason harmonique,
Il annonce le plus joli des brouhahas ;
Juin va rouler des mécaniques !

Il y a les odeurs, les senteurs,
Prémices du grand frisson
Précédant la grande émotion
Qui s’échappera des moteurs ;

Il y a le bitume fumant,
Le gravier aux couleurs changeantes
Ennemi des carrosseries rutilantes
Où il s’engouffrera cliquetant.

Elles sont la nuit et le jour,
Surpassent l’aube et le crépuscule,
Magie du double-tour de pendule,
Féérie dont on ne compte plus les tours.

Nous ne les vivons que par bonheur
Comme une épreuve de caractère ;
On les appelle Vingt-quatre Heures,
Pour une semaine légendaire…

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01 mai 2009

Le feu sacré

«Idéalement nous sommes ce que nous pensons. Dans la réalité, nous sommes ce que nous accomplissons.»

[ Ayrton Senna ]

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Un court billet, parce qu’aujourd’hui 1er Mai, en me levant, j’ai pensé à un évènement. Parce que chaque premier Mai je pense à cet évènement. Parce qu’aujourd’hui, il y a quinze ans tout juste, le plus grand de tous est parti tragiquement.

Quelques mots car ces images restent à jamais gravées dans ma mémoire. A huit ans devant le petit écran de la chambre de ma grande sœur, l’un des grands drames qui ont fait la F1 se tramait. Senna, le grand Ayrton, l’idole des foules, percutait le mur pour devenir quelques heures plus tard la plus incroyable légende du sport automobile. Aujourd’hui, tout est intact. Son aura, son talent, les souvenirs… Rares sont ceux qui ont été marqués par Senna.

Il n’était pas un ange, loin de là. C'était un gagneur, prêt à tout pour vaincre, mais il avait le talent pour se le permettre. Je crois que c’est d’ailleurs Berger qui le résume le mieux :

«Je crois que tous les pilotes sont compétitifs et extrêmement égoïstes. J'avais la réputation d'être le plus égoïste, mais en F1, il y avait pire que moi. Ayrton était par exemple dans la division supérieure à ce niveau, mais je pense que ça fait partie de ce sport».

Il n’était pas un ange mais son coup de volant était sans égal. Cette mort tragique, inévitablement, a contribué à la naissance du mythe. Peu importe, Senna c’était Senna. Petit, la F1 pour moi c’était Senna, c’était Prost-Senna, c’était Senna encore et toujours. Alors je ne peux pas oublier ce lundi matin où avant de partir à l’école je lisais et relisais le journal, les photos. Un souvenir de gosse, l’un des premiers de ma passion…

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12 avril 2009

Ca décoiffe !

Ce dimanche j’ai donc concrétisé mon cadeau d’anniversaire ! Non sans une pointe de stress avant de finalement en profiter pleinement. Direction donc le circuit du Mans pour un baptême de piste en Formule Renault 2000.

Après un briefing sympathique mais costaud des moniteurs, puis la découverte de la monoplace en question, j’étais donc (presque) livré à moi-même au volant du bolide. En route pour trois tours !

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Un premier tout (trop !) en douceur, un second bien plus simple et un troisième vraiment génial où les sensations étaient au top. C’est exactement à ce moment là que l’on aimerait que ça continue encore un petit peu en fait !

Que dire si ce n’est souhaiter à d’autres de le vivre ? La tenue de route en bout de ligne droite n’était franchement pas simple du tout et il faut avouer qu’à 170 km/h on ne fait pas tellement le fier !! Je vous laisse imaginer tout cela avec les fesses au ras du sol et en position presque totalement allongée… Sans parler des rétroviseurs dans lesquels on ne voit à vrai dire… rien ! Vous trouverez un aperçu dans l'album photo que j'ai ajouté.

Je ne peux que remercier les instigateurs de ce cadeau magnifique, qui m’a surtout donné envie de renouveler l’expérience à l’avenir. Un dimanche après-midi de rêve, grâce à ceux qui se reconnaîtront. Maintenant, direction l’Est et quelques visites qui devraient venir agrémenter ce blog le week-end prochain.

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07 novembre 2008

Men in black

Il y a des épreuves dans la vie qui vous font parfois perdre le fil des choses. La même vie doit bien reprendre son cours et c'est ainsi que ce billet qui aurait du paraître lundi voit le jour seulement aujourd'hui.

Lundi matin, j'aurais vanté l'incroyable talent du plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1. J'aurais mis en avant le scénario palpitant qui le fit roi, au terme d'un ultime round à suspense digne d'un Jerez 97 (nostalgie, nostalgie...).

Depuis, quelques évènements - de taille ! - se sont produits outre-atlantique et le parallèle est bien trop facile pour ne pas tomber dans le panneau. Il est d'ailleurs surprenant qu'aucun média (mis à part l'un des blogs conseillés à la gauche du mien) n'ait établi la comparaison.

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Barrack Obama, élu sans contestation possible premier Président noir des Etats-Unis d'Amérique ;
Lewis Hamilton, premier noir sacré champion du monde dans la discipline reine de l'automobile.

Il n'est d'ordinaire aucune comparaison possible entre un homme politique et un sportif de haut niveau. Cette fois ci le symbole était trop fort pour passer inaperçu. Comment ne pas y voir un signe, un espoir, une victoire, sans non plus se cacher stupidement derrière un optimisme béat ?

Il existe finalement un comble. On doutait de la capacité des Américains à porter un homme de couleur à leur tête ; ils ont brillamment désavoué cette idée reçue. Tandis que dans l'univers aseptisé du sport automobile, le succès sans précédent d'un jeune métis paraît bien plus difficile à accepter. Cherchez l'erreur...

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05 octobre 2008

Pas si reposant !

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Ce premier week-end d'octobre s'annonçait chargé, il le fût bel et bien ! Ou comment gérer au mieux la superposition de deux passions, de deux évènements. Entre le DTM au Mans que je n'avais encore pas eu l'occasion de voir et notre traditionnelle Ligue 1 qui rythme nos semaines, il n'y avait pas de choix à faire, ce serait les deux !

Le tout pour nous donner un week-end superbe et riche en émotions. Une expérience très intéressante que d'assister au DTM, notamment avec une course avec énormément de suspense. Le seul hic reste cette météo décidément souvent capricieuse lorsque nous allons sur le circuit...

Côté football, à peine les qualifs' achevées nous avons rallié la Normandie et Le Havre pour vivre une soirée bien spéciale... Il n'y a bien que ce sport qui peut nous offrir ces moments surprenants ! Ou comment, cette fois-ci, passer 85 minutes râler et maudire une défaite annoncée pour finalement célébrer une victoire de folie arrachée dans les quatre dernières minutes !

Bien sûr, jamais ce week-end n'aurait été une telle réussite s'il n'avait pas été patagé avec quelques personnes très importantes et avec qui tous les moments sont sympathiques. Merci à vous, avec une petite mention spéciale à celui qui se reconnaîtra, car j'ai vraiment apprécié ces deux jours à ses côtés !

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14 juin 2008

Le Mans

Berceau de la passion théâtre des exploits. Piste unique, imprégnée à tout jamais du glorieux passé de ceux qui l'ont faite légende...

Dix jours auparavant ils se testent, apprivoisent leurs montures, assimilent chaque mètre du long ruban d'asphalte. Préliminaires de la folie, préliminaires des sensations fortes, préliminaires d'un défi qui trotte depuis bien longtemps dans un coin de leur tête. Quelques jours plus tard le rêve s'achèvera, dans la joie et l'allégresse ou bien avec des larmes de tristesse.

Par-dessus tout ce qui les unit, ce sont la passion et la volonté. Repousser et dépasser les limites. Les lauriers seront réservés à une infime partie d'entre eux, mais quoi qu'il arrive dans le coeur du public, au terme de ces heures sacrifiées, tous seront vainqueurs.

Pourquoi tant de ferveur, tant d'attente ? La folie va s'emparer de toute une ville et même de tout un département. Elle ne tient qu'en son nom : LE MANS. Dénominateur commun de la passion automobile, connue et reconnue, une légende reine de la mécanique. Le Mans, ou une semaine à part. Sept jours et une obsession, le double tour de cadran !

pesage54Lundi et mardi riment souvent avec franche camaraderie. C'est le temps de la détente et surtout celui du public. Omniprésent, il est l'incarnation de cette ferveur prenante et permanente. Ces deux premiers jours, le quinconce en ébullition, le lieu rêvé de tous les chasseurs d'autographes et des férus de photo. Lieu de rencontre unique entre deux mondes, la frontière y est réduite à sa plus simple expression, pour le plaisir de tous.

Les quarante-huit heures suivantes seront vitesse pure, tracas, frayeurs, labeur et travail acharné. Deux jours pour coller encore un peu plus à l'ambiance du week-end annoncé. Enfin les monstres rutilants mais inoffensifs des Jacobins font trembler le sol par leurs sons aussi brutaux que mélodieux. Rien n'est plus intense que l'ouverture des stands, cinquante-cinq rugissantes prêtes à bondir !

Samedi, le gong que tout le monde attend. Le drapeau tricolore s'abaisse sur les bolides assoiffés. Les voici enfin lancés dans leur folle quête du graal. Nombreuses sont les embûches dont il faudra triompher... Les héros fatigués, après le crépuscule magique de la nuit mancelle, ressurgiront au petit jour, portant les stigmates d'une rude épreuve. Les plus vaillants auront l'honneur de saluer la foule fidèle et massive, lorsque larmes de joie et champagne viendront s'écouler sur le bitume encore fumant...

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